Des femmes qui s’envolent…

Pudiques, on sent ces championnes – les survivantes ont entre 73 et 83 ans – plus portées sur la vie de leurs petits enfants qu’à se mettre en avant. « Elles font partie d’une génération dont l’unique ambition sportive était l’honneur, la médaille« , note Julien Faraut. En revanche, le doc montre bien comment l’entraîneur de ces filles fait régner une discipline de fer pour les conduire à victoire et comment elles ont accepté cette férule. De fait, Hirobumi Daimatsu les entraînent « comme des hommes » à une époque où l’on disait que les femmes ne pouvaient supporter un tel volume de travail. Il faut aussi une espèce de père de substitution, issu du corps militaire, pour ces femmes dont la plupart étaient orphelines

Enfin leur parcours s’inscrit aussi dans la renaissance du Japon après la défaite de 1945. Tout comme la mécanisation de l’industrie, cet entraînement est aussi rationalisé à l’extrême. Portrait de pionnières du sport de haut niveau contemporain, Les Sorcières de l’Orient, porté par la bande originale signée Jason Lytle, est largement plus qu’un classique documentaire sportif.

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