Connu pour ses canulars téléphoniques, dans la lignée de Francis Blanche, Jean-Yves Lafesse, 64 ans, a tiré sa révérence.
La maladie de Charcot n’aime pas les canulars. Et, victime de cette maladie neurodégénérative, Jean-Yves Lafesse, né Jean-Yves Lambert à Pontivy dans le Morbihan en 1957, vient de tirer sa révérence au cœur de l’été.
S’il avait promené sa dégaine nonchalante dans une poignée de films dont L’Arnacœur, de Pascal Chaumeil en 2010 ou Chili con carne de Thomas Gilou, dix ans auparavant, c’est à la radio et sur les planches que ce roi de l’imposture et du regard décalé a gagné ses titres de gloire. Ce n’est pas pour rien qu’il avait incarné Pierre Dac dans La Guerre des ondes, un téléfilm de Laurent Jaoui, diffusé le 15 décembre 2014 sur France 3 : Lafesse avait comme son illustre prédécesseur le goût de l’humour loufoque, des situations surréalistes. Et s’inscrivant en droite lignée de Francis Blanche qui avait dynamité l’exercice à la radio, Lafesse avait fait des impostures sa marque de fabrique.
Nourri par les radios libres, juste après l’élection de François Mitterrand, il avait débuté sur Carbone 14 ou Kiss FM, un vivier de nouveaux talents et de provocateurs en tout genre, avant de s’embarquer dans l’aventure de radio Nova, à partir de 1984, une antenne pour laquelle il réalisa plus de deux milles impostures téléphoniques.

