On ne change pas une formule qui a gagné et Alexandre Astier reste au cinéma un artisan de l’humour absurde. Pour ce quatrième film, il a même écrit et dirigé la musique originale… Dans les colonnes de Historia, il expliquait ainsi sa façon de travailler : « Je suis très inquiet de ce que je donne au public et, si je ne suis pas contraint de travailler dans une urgence absolue, j’estime toujours que je peux mieux faire. »
Pour l’occasion, il affiche un casting du tonnerre, taillé pour attirer un très large public familial : Alain Chabat, Christian Clavier, Antoine de Caunes, François Morel… sont de l’aventure. Et, en réalisateur maniaque, il a confié les rôles anglais à deux figures inattendues : Jehnny Beth et Sting. « J’avais l’impression que les Saxons devaient être joués par des acteurs anglais. Déjà, un Anglais qui parle français comme il peut donne une couleur d’envahisseur un peu chouette. Et puis une figure anglaise comme Sting en espèce de rétro punk, c’est une marque de pop culture« , dit le réalisateur. Une chose est sûre en tout cas : à ses yeux, le grand écran est l’écrin idéal pour faire éclore cette nouvelle aventure. Il ajoute : « La caméra Alexa 65, le froid, le chaud, les grands décors, les châteaux, les CGI… J’aurais toujours voulu que ce soit comme ça ! »
Si la série des teasers n’est pas des plus surprenantes, la marque Kaamelott est suffisamment solide pour attirer le public. En tout cas, Alexandre Astier assume ses choix et les nouvelles aventures de Arthur, ce héros désabusé, voire dépressif. Dans Paris Match, il déclare : « Certains aimeront le film, d’autres pas. C’est le jeu. Je revendique ma liberté absolue. »
