Cinéma

MOFFIE, de Oliver Hermanus – 1h48 Avec Kai Luke Brummer, Mark Elderkin, Michael Kirch
– Sortie : mercredi 7 juillet 2021 –
Mon avis : 4 sur 5
Le pitch ?
1981, Nicholas a 16 ans, comme tous les jeunes blancs Sud-Africains de son âge, il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Durant cette période, le gouvernement sud-africain, blanc, raciste et ségrégationniste, mène une politique étrangère qui vise à combattre les communistes et die swart gevaar : « le danger noir ». Nicholas est envoyé sur le front au sud de l’Angola pour défendre le régime de l’apartheid. Il tente alors de survivre tant aux horreurs de la guerre qu’à la brutalité de l’armée.
3 raisons d’y aller ?
Découvrir le cinéma sud-africain. Né au Cap en 1983, Oliver Hermanus signe avec Moffie son quatrième film, en abordant aussi bien la question des gays (« moffie » est un terme afrikaans très insultant pour désigner un homosexuel) que celle de l’apartheid encore bien vivace au début de ces années 80. Et ce, avec un angle original. Commentaires du réalisateur : » Les hommes blancs ont eux aussi souffert car ils ont dû subir l’oppression de la propagande de l’apartheid. Pour beaucoup, leur service militaire les ont totalement détruits, du fait de l’idéologie extrémiste de la suprématie blanche, de l’intolérance raciale, de la volonté d’éradiquer l’homosexualité et le communisme. » On voit notamment dans la scène de la gare, comment un black isolé et très digne est victime des cris racistes venant du train des appelés.
