Paul Verhoeven a écrit le rôle en pensant à elle. Virginie Efira souligne dans une récente interview : « Au début je n’y ai pas cru. En lisant le scénario, je m’arrêtais toutes les trois pages, je n’en revenais pas. J’ai tourné plus de douze semaines. Je n’ai jamais joué de partition aussi spéciale, je ne m’étais jamais vue ainsi. Cela a été une expérience marquante. J’aurai vécu ça.« .
De film en film, la jeune belge a fait presque oublier les apparitions télévisées de ses débuts dans Nouvelle star en prouvant la palette de son jeu au cinéma. Récemment, elle était très émouvante dans Adieu Les Cons, le nouvel opus de Dupontel et on se souvient de ses prestations dans des histoires aussi différentes que ceux de Sibyl ou Police. Avec le nouveau Verhoeven, présenté qui plus est à Cannes, nul doute que l’on va encore parler de la prestation de la blonde actrice. « Je n’ai aucun doute sur le fait que le film, tiré d’une histoire vraie, aura un impact conséquent. Il traite d’un tabou ultime dans l’Église. Du procès fait à une femme à cause de son homosexualité » dit-elle. Pour autant, elle refuse de jouer la provocation pour la provocation tout en sachant que montrer un sextoy taillé dans une Vierge en bois peut en choquer certains : « Je me suis débarrassée de l’idée de plaire à tout le monde », conclue-t-elle.
Pour le reste de la distribution, Paul Verhoeven a soigné les seconds rôles et Charlotte Rampling campe une abbesse sceptique quand Lambert Wilson s’en donne à cœur joie dans la peau d’un nonce pas vraiment franc du collier… On le voit, retrouver un film de Paul Verhoeven n’est jamais quelque chose de banal.
