Entre le béton et les étoiles

Derrière le béton et le bitume, le film s’intéresse ainsi aux hommes.  « Avec ce film, on veut montrer que l’immeuble est important mais qu’au final, ce sont les gens qui restent. Leur relation à ce lieu perdure quoiqu’il arrive. C’est ce qu’on a essayé de capter et de restituer. Tendre un miroir qui dise la beauté et la complexité de ces vies. On croit au pouvoir des images sur la manière dont on se représente soi-même. C’est ça qui permet d’ouvrir les imaginaires » note ainsi Jérémy Trouilh.

Pour une fois, le réalisme avec un côté glaçant, désespérant, n’est pas seul en piste et le duo de cinéastes parvient à mêler ce réel avec le rêve. Pari osé mais pari gagné dans un film qui sort des images vues et revues, nous plonge dans un appartement qui se transforme en vaisseau spatial. En prime, le casting est épatant : à côté de la vraie révélation de Alséni Bathily, Lyna Khoudri prouve une fois encore qu’elle est une des jeunes comédiennes avec lesquelles il faudra compter désormais. Un premier film offrant un regard tonique sur la jeunesse et les cités qui donne envie de voir les futurs opus de ce duo de cinéastes.

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