Indéniablement, la télévision avait joué un rôle considérable dans lac arrière d’Yves Rénier, acteur et réalisateur qui vient de nous quitter. Il était âgé de 78 ans. Retour sur son parcours.
Jeudi dernier, Yves Rénier était encore à l’écran dans Léo Mattéi, Brigade des mineurs sur TF1, une chaîne dont il fut un pilier après avoir été l’interprète du Commissaire Moulin pendant plus de vingt-cinq ans. Depuis quelques années, l’acteur était aussi passé de l’autre côté de la caméra pour signer des fictions souvent inspirées de la réalité et de faits divers : avec Muriel Robin dans C’était moi ou c’était lui, le téléfilm évoquant le drame de Jacqueline Sauvage; avec Philippe Torreton dans La Traque, sur l’affaire Fourniret.
Fils de l’auteur dramatique Max Régnier et d’une mère anglaise, Yves Rénier commence sa carrière par un mini-série à succès qui marqua des générations de téléspectateur : Belphégor de Claude Barma, dans lequel il partage l’affiche avec la chanteuse Juliette Gréco. Changement de cap avec la série Les Globe-trotters, en 1966, où il tient le haut de l’affiche avec l’acteur Edward Meeks : il y joue un aventurier qui fait le tour du monde avec ses économies.
S’il a fait un certain nombre d’apparitions ensuite, c’est le rôle vedette du Commissaire Moulin qui lui vaut les faveurs du grand public et un retour en grâce médiatique, dès sa création en 1976. En signant un certain nombre de scénarios, en se lançant dans la réalisation aussi, Yves Rénier tient le personnage de sa carrière jusqu’à ‘arrêt de la série en fin 2008. « Moulin n’est pas parfait, il a parfois des gestes limites pour un commissaire mais c’est un être humain. Il n’est pas politiquement correct», disait ce passionné de faits divers dans Le Parisien, en 1984.
Au cinéma, sa carrière a plus été en dent de scie après sa première apparition dans Le Comte de Monte-Cristo, de Claude Autant-Lara en 1961. S’il fut à quatre reprises acteur dans des films de Jean-Pierre Mocky (dont Les Vierges, en 1963), il n’a jamais décroché un rôle de premier plan, même si on a vu sa silhouette dans Frantic, de Roman Polanski en 1988, où il campait un flic ou encore dans Merci la vie, de Bertrand Blier, en 1990 (dans le rôe de Robert, un vigile).
Dans l’ombre, il fut aussi une voix du doublage, que ce soit en doublure vocale de Paul Hogan dans Crocodile Dundee, de Burt Reynolds ou encore de Tommy Lee Jones.
Un personnage doté d’un franc parler certain dont la voix va manquer au petit écran.
Sa fille aîné, Samantha, parle de son père.

