
Elle est une révélation de la nouvelle série de Arte, En thérapie. Déjà repéré au cinéma dans Les Éblouis, Céleste Brunnquell y campe une étonnante nageuse promise à une carrière olympique.
Céleste Brunnquell campe une des patientes du psy Philippe Dayan qui officie, juste après les attentats du Bataclan à l’automne 2015, dans son cabinet à un jet de pierre de la place de la République. Elle y joue donc Camille, une sportive de haut niveau que ses bras fracturés tiennent éloignée des bassins. Fille de parents désunis et absents, elle cache mille fêlures. Et entretien avec son entraîneur des relations plus que complexes. Et elle joue cette jeune fille avec un talent et un naturel fous.
Les cinéphiles l’avaient déjà repérée en 2019 dans Les Éblouis, de Sarah Suco où elle jouait l’aînée d’une faille qui se rebelle contre le virage sectaire de ses parents, sous l’emprise d’un prêtre charismatique (excellent Jean-Claude Darroussin). Sa prestation lui a valu, cette année-là, le Prix d’interprétation féminine du Jury Jeunes du Festival du film de Sarlat.Née en 2002 à Paris, fille d’un architecte et d’une mère qui travaille dans l’évènementiel, elle a pris des cours de comédie au Théâtre de l’Atelier après avoir joué en amateur dans son collège. La directrice de casting Elsa Pharaon l’a remarquée avant de la présenter à Sarah Suco et de donner son nom à Olivier Nakache et Eric Toledano pour En thérapie. En deux rôles, Céleste Brunnquell a su -déjà – faire entendre sa différence. Elle ne va pas s’arrêter en si bon chemin…
