MAÏWEEN, SA COMÉDIE SUR LE DEUIL

Avec ADN, sur les écrans cette semaine, Maïwenn signe une fiction inspirée  en partie de sa vie. Elle figure aussi au générique au côté de Fanny Ardant, Louis Garrel ou encore Dylan Robert.

Avec ADN, Maïwenn a décroché le label de la Sélection Officielle Cannes 2020. L’histoire colle à son propre parcours. Le pitch ? Divorcée et mère de trois enfants, Neige rend régulièrement visite à Émir, son grand-père algérien qui vit désormais en maison de retraite. Elle adore et admire ce pilier de la famille, qui l’a élevée et surtout protégée de la toxicité de ses parents. Les rapports entre les nombreux membres de la famille sont compliqués et les rancœurs nombreuses… Heureusement Neige peut compter sur le soutien et l’humour de François, son ex. La mort du grand-père va déclencher une tempête familiale et une profonde crise identitaire chez Neige qui veut comprendre et connaître son ADN.

« ADN n’est pas un film sur l’Algérie« , souligne la réalisatrice et pourtant, ce pays – qui fut celui de son grand-père –  est présent en permanence tout au long de cette comédie existentielle. AU demeurant, elle  a fini par retourner dans le pays de ses ancêtres et même passé un test ADN pour savoir quelle part de cette culture coulait dans ses veines et elle reconnaît : « Pour moi, l’Algérie c’est plein de choses: c’est une source d’amour inépuisable, c’est mon enfance… C’est ma madeleine de Proust« .

Dans ADN, la réalisatrice-actrice a joué sur le jeu des émotions entre des scènes dramatiques comme celle de la mort de l’aïeul,  et des moments où l’humour entre en scène (dans les dialogues portés par Louis Garrel. Au Journal du dimanche, Maïwenn a déclaré : « Je voulais faire un film sur la mort, car elle a pris beaucoup trop de place dans ma vie ces dernières années, mais qui donne envie de vivre grâce à une bonne dose d’humour. »

Dans l’atmosphère lourde de ces dernières semaines, le film est aussi une histoire pour tordre le cou à tous les racismes même si le sujet n’est pas abordé frontalement. La réalisatrice souligne : « Quelqu’un m’a dit : en sortant de ton film, je me suis senti citoyen du monde. C’est le plus beau compliment qu’on puisse me faire« .

 

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