
Faisant partie des cinéastes anglais dans le cinéma populaire à Hollywood, Alan Parker a tiré sa révérence à 76 ans. Un grand nom du cinéma anglais.
Avec John Borman, Hugh Hudson, Adrian Lyne ou encore Ridley Scott, des confrères britanniques, Alan Parker a marqué le cinéma à Hollywood des années 1970 aux années 1990. En 1976, il se fait remarquer avec Du rififi chez les mômes (Bugsy Malone en VO), une belle comédie enfantine qui servira de révélateur à Jodie Foster auprès du grand public.
C’est son deuxième film, Midnight Express, qui va le rendre célèbre deux ans plus tard avec la terrible histoire d’un Américain encagé en Turquie dans des conditions d’une rare violence pour trafic de drogue. Le film fit des remous pour sa violence, le côté cru de certaines séquences comme la séquence du parloir, et sa vision prétendûment raciste du peuple turc.
Sa carrière décolle et Alan Parker ne cesse de tourner. Au fil des ans, Alan Parker, très impliqué dans le soutien à l’industrie britannique a reçu un total de 19 Baftas (les Oscars britanniques), 10 Golden Globes et 10 Oscars !
Il est vrai, le cinéaste a tourné sur des thèmes les plus divers. Que ce soit Mississipi Burning, son film sans doute le plus fort en 1988 où il signait une enquête policière au cœur de l’Amérique sudiste raciste des années 1960; Pink Floyd : The Wall (1972), le concept politique et mystique du grand groupe de rock ou encore la chronique musicale Fame (1980). Son ultime grand succès fut, en 1996, Evita, film musical dans lequel Madonna jouait l’actrice et femme politique argentine, Eva Peron.
Un parcours des plus solides pour un cinéaste qui avait fait ses premières armes dans la publicité. Père de cinq enfants, il avait sept petits-enfants. Ancien président du festival de Cannes, Gilles Jacob a salué un cinéaste « vif, brillant, prolifique » et un « esprit sarcastique.
