GABÈS, UN PALMARÈS EN LIGNE

Du 3 au 11 avril, la deuxième édition du Festival Gabes Cinéma Fen, organisé en Tunisie,  s’est quand même tenu, mais en version numérique, conjonction actuelle oblige. Zoom sur les grandes lignes du palmarès dont le prix du meilleur long métrage est allé à Tlamess.

Onze films venus de divers pays arabes, outre celle de courts métrages, ont été inscrits dans la compétition officielle du Festival de Gabès. Présidé par le réalisateur tunisien Jilani Saadi (Tendresse du loup), le jury  a livré ses impressions en ces termes : « Par ces temps incertains, nous avons apprécié, malgré notre confinement, la rencontre qu’on a vécue avec cette sélection de films puissants. Nous tirons notre chapeau au festival, qui a réussi contre vents et marées à poursuivre sa compétition en ligne pour être le premier festival en ligne dans le monde arabe. »

Le jury a décerné les prix suivants :

Prix du meilleur long métrage : Tlames, de Alaeddine Slim (Tunisie)

Dans une caserne en Tunisie, un jeune soldat informé du décès de sa mère se voit accorder une permission. Il déserte et s’enfonce dans une mystérieuse forêt…

Prix du jury : Ibrahim : A fate to define, de Lena Al-Abed (Palestine)

Dans ce documentaire, le cinéaste raconte ses efforts pour enquêter sur la disparition de son père.


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Mention spéciale :

Amussu, de Nader Bouhamoush (Maroc)

C’est le récit de la lutte des habitants d’Imider contre la plus grande mine d’argent d’Afrique.Le réalisateur a surtout  cherché à capter la vie qui s’organise sur le mont Alban, occupé désormais depuis huit ans. « J’y ai trouvé quelque chose de vraiment différent de ce que je connais des autres luttes au Maroc »,dit-il.

143 Sahara Street, de Hassan Farhani (Algérie);

Un documentaire sur un bar perdu dans le désert algérien.

Talking about Trees, de Sahib Qasim Barry (Soudan)

Ibrahim, Suleiman, Manar et Altayeb, cinéastes facétieux et idéalistes, sillonnent dans un van les routes du Soudan pour projeter des films en évitant la censure du pouvoir. Ces quatre amis de toujours se mettent à rêver d’organiser une grande projection publique dans la capitale Khartoum et de rénover une salle de cinéma à l’abandon. Son nom ? La Révolution…

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