Jeu de mains …

PATRIMOINE


Les Mains d’Orlac est un film à revoir sans modération. Ce film muet fait partie des opus d’horreur où les effets sont d’une redoutable habileté. Et le scénario d’une grande originalité.

Quand Robert Wiene tourne ce film à la fin des années 20, il signe une film d’épouvante novateur. Car Les Mains d’Orlac est un scénario diabolique. L’histoire ? Un pianiste qui a perdu ses mains lors d’un accident s’en fait greffer de nouvelles, prélevées sur un assassins que l’on vient d’exécuter. Mais il ne peut plus jouer et se sent irrésistiblement attiré par le crime.

Loin du Cabinet du docteur Caligari, très emblématique de l’expressionnisme allemand, Robert Wiene s’intéresse plus ici à la psychologie des personnages, à ce virtuose qui est poussé au crime par ses mains, ayant une vie presque indépendante de son cerveau. Guidé par ses mains démoniaques, Conrad Veidt y fait une composition magnifique.


Adaptant le roman de Maurice Renard, Wiene s’appuie sur un musique originale des plus angoissantes qui souligne l’atmosphère étouffante de bien des scènes d’un film qui marqua bien des spectateurs.

Cette sombre histoire a connu d’autres versions, moins marquantes, que ce soit la version américaine de Kart Freund de 1935 ou celle de Edmond T. Greville pourtant marqué par la présence du sémillant Mel Ferrer.

Pour la petite histoire, Les Mains d’Orlac est évoqué à plusieurs reprises dans Au-Dessous du volcan, le grand roman de Malcolm Lowry, sorti en 1947.

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