Elle s’était illustrée dans les films d’Antonioni, Buñuel ou encore Fellini :
Lucia Bosé, grande actrice des années 50-60, vient de disparaître à 86 ans, sans doute victime du coronavirus.
«Chers amis… Je vous annonce que ma mère Lucia Bosé vient de mourir» c’est ainsi que Miguel Bosé, lui-même chanteur fort connu et acteur de renom (on se souvient de Talons aiguilles) a annoncé la disparition de sa mère, qui vivait en Espagne et était née à Milan en 1931.
Après avoir gagné le de beauté de Miss Italie en 1947, la jeune actrice avait vite tourné avec
les plus grands : Antonioni, Bardem, Bunuel, Fellini ou encore Duras.
En 1955, deux mois après leur rencontre, elle avait épousé le très grand torero madrilène Luis-Miguel Dominguin (ci-contre) avec lequel elle a eu trois enfants, dont deux, Miguel et Paola sont aussi devenus comédiens. Une union très médiatisée comme le fut leur houleuse séparation en 1967.
Parmi ses films où elle s’illustra le plus, il y a Pâques sanglantes (1950), un drame de Giuseppe De Santis sur les problèmes agricoles de l’Italie. En 1956, on remarque aussi son personnage de Clara, cette jeune femme dont s’éprend un médecin, dans le drame sentimental Cela s’appelle l’aurore de Luis Buñuel, adapté d’un roman d’Emmanuel Roblès. Ou encore dans Nathalie Granger (1972), au côté de Jeanne Moreau, de Marguerite Duras.
Elle s’était retirée après une courte apparition dans Le Testament d’Orphée, de Jean Cocteau. Plus tard, il y aura encore quelques téléfilms ou films comme Le Satyricon, de Fellini (1969) ou Chronique d’une mort annoncée (1987) pour faire revenir sur grand écran l’icône qu’elle fut pour toute une génération d’amoureux du cinéma.
L’actrice se racontait…
… en version espagnole
… en version italienne
