CÉSARS 2020 : LA RÉVOLUTION ?

Après la démission de son conseil d’administration, l’Académie des César ne peut que faire sa révolution. Reste à savoir si, dans l’avenir, l’institution saura vraiment faire sa mue. Une chose est sûre : même avec l’absence physique de Roman Polanski, la soirée peut réserver son lot de surprise.

Il va falloir tout le talent de Florence Foresti, son sens de l’improvisation pour que la soirée des César conserve un certain dynamisme tant elle a été plombée par bien des polémiques. Si l’annonce de l’absence de Roman Polanski à la remise des récompenses – malgré la nomination de son excellent J’accuse à douze reprises – évitera sans doute des manifestations tapageuses des collectifs féministes qui avaient appelé au boycott de son film figurant, entre autres, dans la catégorie Meilleur film et Meilleur réalisateur. Reste à savoir si, comme prévu, les associations féministes feront un rassemblement important et bruyant devant la salle Pleyel à Paris où se tient, ce soir, la cérémonie des César.

Et puis, il y aura les éventuelles déclarations de primés quand ils monteront sur scène pour recevoir leur prix et qui pourront  faire entendre leur différence. Ainsi si Adèle Haenel recevait un César pour Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma, on voit mal comment elle pourrait faire une déclaration aseptisée.

Bref, ces Césars 2020 marqueront un tournant dans l’histoire du cinéma français  et on verra, dans quelques semaines, si la crise a vraiment servi à quelque chose et si l’Académie a vraiment changé de peau.

En attendant que le spectacle commence… Mais l’inquiétude est de mise. Ainsi dans une interview de Paris Match du 27 février, Lambert Wilson a déclaré plaindre Florence Foresti « qui doit gérer le cas Polanski, les défections et les tensions, et probablement réécrire ses textes constamment. » Fin du suspense dans quelques heures…

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