Sur un thème pas vraiment surprenant – Une belle équipe sort sur les écrans le 15 janvier – Mohamed Hamidi signe une comédie qui est construite autour de seconds rôles forts.
Une belle équipe s’inscrit dans la lignée de Comme des garçons, de Julien Hallard, qui racontait, l’année dernière, l’histoire de la création de la première équipe de foot féminin de l’histoire; celle de Reims. Le pitch de cette nouvelle comédie ? Après une bagarre, toute l’équipe de foot de Clourrières est suspendue jusqu’à la fin de la saison. Afin de sauver ce petit club du Nord qui risque de disparaître, le coach décide de former une équipe composée exclusivement de femmes pour finir le championnat. Cette situation va complètement bouleverser le quotidien des familles et changer les codes bien établis de la petite communauté…
Après La Vache, une histoire qui sortait déjà de l’ordinaire, Mohamed Hamidi a voulu faire un film dont, pour une fois, les héros serait des dames. Il souligne : « Je me suis dit qu’il était vraiment temps d’écrire une histoire avec des héroïnes. Et comme le foot reste quand même un bel exemple de bastion masculin, j’ai trouvé intéressant d’inverser les valeurs et le pouvoir dans ce domaine. »

Dans l’aventure portée par l’air du temps, il a beaucoup été poussé à finaliser son projet par Kad Merad qui a récupéré le rôle du coach de foot dans la version finale. L’astuce d’une histoire, pas très originale sur le papier, c’est d’avoir soigné les seconds rôles en les confiant, en prime, à des acteurs qui jouent souvent les premiers de cordée : Céliné Sallette campe une femme qui redonne la charge du foyer à son mari, campé par Guillaume Gouix, un acteur qui monte dans l’univers de la comédie; Laure Calamy injecte son tempérament de folie douce au personnage de la bourgeoise et Sabrina Ouazani apporte une certaine expérience dans l’art de taper dans un ballon.
Toutes les actrices ont, pour être au maximum crédibles, fait des gammes avec Aurélie Meynard, une ancienne joueuse de l’équipe de France, qui les a entrainées. Plusieurs semaines à transpirer sous le maillot pour être aussi crédibles sur le terrain avec les hommes. « Leurs journées étaient très longues car en plus du tournage elles avaient des entraînements quasi quotidiens » souligne le réalisateur qui espère bien marquer quelques buts au box-office.
