LUCHINI-BRUEL : À LA VIE, À LA MORT !

Sept ans après le joli succès du Prénom, Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière signent une comédie mélancolique, Le Meilleur reste à venir, sur les écrans le 3. Portée par le duo Bruel-Luchini, elle traite de la mort et de l’amitié d’une manière inattendue.

La bande-annonce de Le Meilleur reste à venir est une belle invitation à retrouver l’univers de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière qui, cette fois, abordent un sujet délicat, la mort d’un ami frappé par une cruelle maladie, sur le mode de la comédie. Le pitch ? Suite à un énorme malentendu, deux amis d’enfance, chacun persuadé que l’autre n’a plus que quelques mois à vivre, décident de tout plaquer pour rattraper le temps perdu.  Pour Arthur, un médecin scrupuleux (Luchini), et César, flambeur (Bruel), c’est le début d’une aventure nourrie de bien des rebondissements. Et l’idée forte du film, c’est d’inverser les rôles : c’est à César finalement de redonner du peps dans la vie d’Arthur…

Il a fallu sept ans au duo de créateur du Prénom pour repartir dans un tournage au long cours. Ils témoignent : « Nous avons aussi beaucoup voyagé avec Le Prénom puisque la pièce a été jouée dans plus de trente pays et écrit deux nouvelles pièces. Avec Alexandre, on se retrouve tous les jours depuis vingt ans, à notre bureau, pour inventer des histoires. On développe toujours plusieurs projets en parallèle. Mais on les garde, dans un coin de nos têtes, pendant un an avant d’en ébaucher les contours sur le papier. C’est le temps qu’il faut pour savoir quelle histoire nous est essentielle, quel sujet résiste. C’est une sorte de sélection naturelle ! »

Entre comédie et drame, entre Veber et Sautet, Le Meilleur reste à venir offre un boulevard à Bruel et Luchini pour s’approprier les répliques imaginées par Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière. Dans l’histoire, tout est filmé à la hauteur du personnage campé par Fabrice Luchini quand celui joué par Patrick Bruel, plus grand dans la vie, est cadré en contre plongée. Ce qui donne une image singulière à l’histoire.

Évoquant dans Première, le personnage de César, les réalisateurs soulignent : « César est pour nous la rencontre entre un personnage de comédie italienne et le juif new-yorkais des films de Woody Allen. Il est à la fois extravagant et névrosé. Il porte beau d’un bout à l’autre comme Ugo Tognazzi dans Mes chers amis, cet aristocrate ruiné qui s’habille comme lorsqu’il était riche. C’est une silhouette, presque un personnage décollé du quotidien dont on ne connaît pas trop la vie ni les raisons pour lesquelles il est poursuivi par les huissiers. »

Pour Luchini et Bruel, ce film marque des retrouvailles sur grand écran : ils se sont croisés, il y a trente trois ans, dans P.R.O.F.S. Commentaires du duo : « Quand on regarde bien, Luchini et Bruel, c’est cohérent. On a grandi avec eux. Ils appartiennent tous les deux à l’imaginaire collectif. Ils ont joué ensemble dans P.R.O.F.S il y a très longtemps, leur amitié fait naturellement sens pour le public. On leur a demandé d’aller à fond dans le premier degré. On voulait de la vérité, en sachant qu’on serait toujours sur cette ligne de crête, entre rire et émotion. »

Rien que sur grand écran, Le Prénom avait fait 3.3 millions d’entrées en France. On verra vite si le nouveau film de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière marche sur ses traces.

 

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