AMOURS ET BLESSURES ADOLESCENTES

GENÈSE, de Philippe Lesage – 2h11

Avec Noée Abita, Théodore Pellerin, Edouard Tremblay-Grenier

Sortie : mercredi 10 avril 2019

Mon avis : 2 sur 5

Le pitch ?

La naissance des premières amours ébranle trois adolescents dans le tumulte de leur jeunesse. Alors que Guillaume tombe secrètement amoureux de son meilleur ami, sa demi-sœur Charlotte quitte son petit ami pour s’essayer à des rencontres plus libres. A la genèse de ces histoires, dans un camp de vacances, le jeune Félix connait son premier émoi…

Et alors ?

En filmant les parcours amoureux croisés de plusieurs adolescents, Philippe Lesage fait une photographie de la carte du Tendre moderne avec les coucheries d’un soir, les sentiments qui ont du mal à voir le jour, l’amour qui se conjugue à une consommation effrénée d’alcool… Une des originalités de son récit, c’est de plonger le spectateur dans un univers que l’on oublie un peu : celui des internats où se croisent plusieurs générations. Les séquences de conflit entre le surveillant et Guillaume, la séquence de chahut organisé par Félix ou celle surtout où il avoue son amour pour son vieux copain font partie des plus réussies du film. On ne peut qu’être bluffé par la performance de Théodore Pellerin, ce qui lui a valu un Prix d’interprétation au Festival international de Valladolid.

Quant à Noée Abita, elle fait  une belle prestation dans le rôle de cette jeune fille qui cherche l’amour romantique en se perdant dans des nuits sans lune et des errances nocturnes où elle va de mec en mec jusqu’à subir le pire.

Pour autant ce film ne parvient pas à nous tenir en haleine de bout en bout. Très -trop ? – long, il multiplie les pistes sans toujours les exploiter et donne parfois l’impression du déjà-vu (les fêtes alcoolisées). On a surtout l’impression d’avoir affaire à deux histoires collées l’une à l’autre car l’évocation du camps de vacances qui est le point de départ de tout semble presque un autre récit. Bref, tout cela semble un peu brouillon malgré quelques moments justes et quelques dialogues qui sonnent bien. Tout cela manque, in fine, de rythme.

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