Un classique de Zola : du film à BD

Publié en 1890, La Bête humaine, dix-septième volume de la série des Rougon-Macquart permit à Zola d’unir la description de l’univers ferroviaire et d’un roman sur la justice. Après le cinéma, la BD s’empare de ce récit évoquant la vie de la ligren Paris-Saint Lazare-Le Havre.

La Bête humaine, signé Renoir fait partie du patrimoine du cinéma français. Tourné en 1938, ce film mettant aux prises un Jean Gabin et sa gueule d’amour face à Simone Simon de tourner une version magnifique du drame imaginé par Zola. Et qui raconte une histoire au allures de fait-divers : témoin d’un meurtre commis par Roubaud, chef de gare au Havre, Jacques Lantier, mécanicien de locomotive, devient l’amant de Séverine, la femme de l’assassin. Ce secret les rapproche et Séverine incite Lantier à tuer Roubaud qu’elle déteste. Mais Lantier souffre d’un terrible mal qui l’empêche de vivre ses passions amoureuses…

Pour la première fois, l’histoire passe aujourd’hui le seuil de la bande dessinée avec une histoire se jouant des codes du thriller sous la plume du scénariste Dobbs et des illustrations imaginées par Giorgiani. Pour expliquer ses choix, Dobbs explique : « Dans la saga des Rougon-Macquart de Zola, La Bête Humaine se focalise surtout sur le personnage de Lantier qui porte en lui le poids d’une hérédité morbide : il fallait le rendre touchant sans basculer vers le pathétique ou le grotesque. » Indéniablement, les dessins de Germano Giorgiani permettent au lecteur de redécouvrir ce siècle de la révolution industrielle, de ses avancées mais aussi des lourdes conséquences humaines.

 

 

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