LE REGARD DE L’ENFANCE

REINE D’UN ÉTÉ, de Joya Thome – 1h07

Avec Lisa Moell, Denny Moritz Sonnenschein, Salim Fazzani

Sortie : mercredi 29 août 2019

Mon avis : 3 sur 5

Le pitch ?

Les vacances viennent de commencer et Léa, 10 ans, n’a pas envie de partir en colonie car elle ne partage plus vraiment les centres d’intérêt des filles de son âge. Une après-midi, elle découvre une bande de garçons en train de construire un radeau et tente de se joindre à eux mais ils n’acceptent pas les filles… Quand ils la mettent au défi de prouver son courage et sa détermination, c’est le début d’un été riche en aventures.

Ce qui touche dans ce film ?

Exploitant le thème de l’appartenance à un groupe, Joya Thome signe une histoire pleine de saveur qui tente de capter des impressions sur l’enfance qui, immanquablement, va disparaître. Commentaires de la cinéaste : « Dès le départ, mon désir était de faire un film avec des enfants, sur des enfants mais qui parle autant aux enfants qu’aux adultes. Le film traite avant tout de la recherche d’appartenance à un groupe, thème universel quel que soit l’âge… »

Primé dans plusieurs festivals, dont le prix ECFA du Festival Ciné-Jeune de l’Aisne 2018, son film réussit effectivement à raconter une histoire qui peut « parler » à toutes les générations, même si le point de départ demeure la petite Léa qui fait tout pour se faire accepter par la bande de gamins qui ont fait d’une cabane dans les arbres leur royaume rêvé.  Mais, il y a aussi les références au monde des adultes avec par exemple la séquence réussie où le jeune Léa découvre que le chef de pompiers cachent son autre vie et sa relation homosexuelle.

Le fait que Joya Thome ait tourné dans la ferme de son père confère sans nul doute à son récit un côté plus sensible car, comme elle le souligne, « de nombreuses anecdotes du film sont basées sur (ses) propres souvenirs. » Si la mise en scène n’a rien de déroutante et d’audacieuse, il se dégage de l’ensemble une vraie fraicheur et une belle leçon de vie. Cela tient aussi à un casting du tonnerre avec, au premier chef, la jeune Lisa Moell, surprenante de naturel. Une jolie évocation de la vie des enfants dans un milieu rural…

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