JOAQUIN PHOENIX, UN HOMME À PART

C’est le solitaire d’Hollywood.  Joaquin Phoenix est un acteur qui fuit les mondanités et dont la seule exception à cette discrétion et la récente médiatisation du couple qu’il forme avec Rooney Mara. Ils sont à l’affiche de Marie Madeleine, de Garth Devis, à l’affiche le 28 mars.

Au générique de Marie Madeleine, il y a un casting international vendeur : outre Rooney Mara et Joaquin Phoenix, on y trouve Tahar Rahim, Lubna Azabel ou encore Denis Ménochet, sans oublier Chiwetel Ejiofor ! L’action se déroule en l’an 33 : Marie Madeleine est un portrait authentique et humaniste de l’un des personnages religieux les plus énigmatiques et incompris de l’histoire. Ce biopic biblique raconte l’histoire de Marie, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, elle défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth…

Après l’avoir dirigé dans Lion,  Garth Davis a tout de suite pensé à Rooney Mara pour camper Marie Madeleine et il souligne : « Le jeu de Rooney a un côté éthéré, qui semble être connecté à une autre dimension. Pour interpréter Marie Madeleine qui possède une connexion réelle avec Dieu, mais ne sait pas comment l’exprimer, c’était un atout primordial. Ce n’est pas une femme qui cherche qui elle est, mais qui possède une lumière intérieure forte qui la guide. Rooney lui a amené son calme et sa grâce. »

Quant à Joaquin Phoenix, il a peu hésité pour accepter de jouer Jésus et explique pourquoi : « Je me suis dit d’abord que c’est une histoire que l’on avait vue des centaines de fois au cinéma. Mais le fil s’appelait Marie Madeleine  et ça me semblait un point de vue intéressant. Pour chaque rôle, j’essaie d’imaginer ce que le réalisateur ou le scénariste avait en tête en l’écrivant, leurs attentes. C’est toujours un peu intimidant. Dans le cas spécifique de Jésus, ça l’est encore plus. »

Cette fois, l’acteur a fait de Jésus un « personnage tactile qui a besoin de toucher les gens, quelqu’un de très sensible et en empathie avec son prochain« . Derrière le mythe, la figure sacrée, Joaquin Phoenix fait avant tout de lui un  homme simple.

Réunis à l’affiche de ce biopic biblique, les deux prix d’interprétation à Cannes (lui en 2017 pour A beautiful day; elle, en 2015 pour Carole, le mélodrame de Todd Haynes) unissent leur talent cette fois pour mettre en lumière l’importance du rôle de Marie Madeleine parmi les disciples de Jésus.

Fidèle à sa façon de tourner en ne sacrifiant jamais sa liberté, Joaquin Phoenix sera à l’affiche d’une toute autre histoire, Les Frères Sisters, le prochain film de Jacques Audiard. Un western.

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