S’il est un fidèle du Nord-Pas-de-Calais, c’est Dany Boon. Six ans après le tabac de Bienvenue chez les Ch’tis, deuxième succès de tous les temps au box-office derrière Titanic, il signe avec La Ch’tite Famille, un nouvel « hommage à (sa) région ». Coup d’envoi le 28 sur grand écran.`
La Ch’tite Famille, c’est une histoire d’accent. Du « Nord ». L’histoire est d’une simplicité qui fait la force de certaines comédies. Couple d’architectes designers en vogue, Valentin D. et Constance Brandt, préparent le vernissage de leur rétrospective au Palais de Tokyo. Mais ce que personne ne sait, c’est que pour s’intégrer au monde du design et du luxe parisien, Valentin a menti sur ses origines prolétaires et
ch’tis. Alors, quand sa mère, son frère et sa belle-sœur débarquent par surprise au Palais de Tokyo, le jour du vernissage, la rencontre des deux mondes est fracassante. D’autant plus que Valentin, suite à un accident, va perdre la mémoire et se retrouver vingt ans ans en arrière, plus ch’ti que jamais ! Pour expliquer ce nouveau film, Dany Boon raconte : « J’ai eu envie pour le film d’après de revenir à quelque chose de plus familial, de plus intime et sans doute de plus personnel… J’ajoute que La Ch’tite famille est le deuxième film que j’écris avec Sarah Kaminsky qui est une auteure avec qui je m’entends merveilleusement. Nous nous complétons parfaitement. Notre ping-pong nous fait gagner du temps : nous passons des journées entières à écrire, du matin au soir sans nous en rendre compte. La première version du scénario était prête en deux mois, là où j’aurais mis six mois seul… »
Pour nourrir ce récit, Dany Boon a « juste » dû aussi se retourner sur son passé et ses débuts de comédien venu du nord, en ayant grandi dans un milieu modeste. Et il s’est posé la question suivante : « Et si, en arrivant à Paris, j’avais écouté les mauvais conseils de certains producteurs, qui me recommandaient d’oublier là d’où je venais et de gommer mon accent. Un peu comme si on avait dit à
Raimu ou Fernandel de mettre de côté leurs racines méridionales ! Partant de là et ayant une formation de dessinateur en arts graphiques, j’ai imaginé les mésaventures d’un designer (mon personnage de Valentin) qui aurait honte de son milieu d’origine et s’inventerait une autre destinée, jusqu’au jour où ses mensonges finiraient par le rattraper… »
Pour le casting de cette nouvelle comédie, Dany Boon a fait appel à une bande de fidèles : de Laurence Arné qui avait joué dans Radin ! à Valérie Bonneton (Supercondriaque et Eyjafjallajökull) en passant par sa vieille complice, Line Renaud, ou Guy Lecluyse. Et puis, il a demandé à François Berléand de camper le
beau-père qui est plutôt le « méchant » de l’histoire. Enfin, il y a le choix de Pierre Richard qui joue le rôle du père de Valentin et permet de réunir à l’écran deux grands noms de l’humour toutes générations confondues. « Je vois mon père dans le personnage joué par Pierre Richard… D’ailleurs, dans la scène où je m’explique enfin avec lui après toutes ces années, j’ai fini en larmes, à tel point que je n’ai pas gardé cette prise car elle n’était pas montable ! L’émotion était trop forte… Je me rends compte que ce thème des racines familiales parle à beaucoup de gens et ce, quel que soit le milieu social d’origine. »
C’est aussi pour Dany Boon l’occasion de retrouver l’atmosphère du cinéma des années 50 où tous les comédiens avaient un moment important dans un film. Fidèle à une technique de communication qui avait remarquablement fonctionné pour Bienvenue chez les Ch’tis, Dany Boon n’a pas lésiné sur les avant-premières en région. Et de conclure : « Au-delà des chiffres, je suis toujours ému par les témoignages des spectateurs en France et à l’étranger. L’émotion et le rire sont les mêmes. Les premières projections de La Ch’tite Famille provoquent des réactions identiques, parfois très intimes. »
Une chose est sûre : on va scruter dès la semaine prochaine les scores de cette nouvelle comédie aux accents des Hauts de France, comme il faut dire aujourd’hui.
