DEMAIN ET TOUS LES AUTRES JOURS, de et avec Noémie Lvosky – 1h31
Avec Mathieu Amalric, Denis Podalydès, Luce Rodriguez
Sortie : mercredi 27 septembre 2017
À mon avis : 2 sur 5
Mathilde a 9 ans. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère, une personne fragile à la frontière de la folie. C’est l’histoire d’un amour unique entre une fille et sa mère.
Et alors ?
Après avoir joliment fait le portrait de l’adolescence avec La vie ne me fait pas peur et
l’étonnant Camille redouble, Noémie Lvosky retombe cette fois en enfance avec le portrait du quotidien de Mathilde, enfant de divorcés et qui vit avec une mère dont les crises de folie douce deviennent plus récurrentes.
Se renfermant beaucoup sur elle-même, la jeune Mathilde se découvre un seul et unique confident avec lequel elle « parle » : un hibou offert par sa mère. Avec la scénariste Florence Seyvos, la cinéaste a voulu montrer le côté solitaire et inquiétant de cette enfance. Elle souligne : « Comme un conte peut être inquiétant et dangereux. Florence et moi avions envie de raconter ce monde de l’enfance, si proche pour nous du monde terrifiant et merveilleux des contes. Et puis, je crois que je porte en moi depuis toujours une histoire d’amour fou entre une fille et sa mère. Florence et moi avons tissé au scénario ces deux histoires : une histoire d’enfance et cette histoire d’amour. »
A l’arrivée, Noémie Lvosky ne retrouve pas le style et la petite folie qui marquaient ses premiers opus. Malgré quelques séquences surprenantes et déjantées – celles de l’achat de la robe de mariée par exemple ou celle du vol du squelette – elle ne parvient pas à trouver un juste équilibre dans ce conte noir de l’enfance. Et l’on se perd parfois dans une atmosphère tour à tour enjouée et soudain plus sombre, ce qui ne nous permet pas d’adhérer tout au long à ce récit. Il y a aussi quelques facilités de réalisation comme cette répétitive séquence de la chouette en vol dont le symbole devient alors plutôt lourd.
C’est d’autant plus dommage que les comédiens jouent parfaitement justes et que l’on est bluffé par la jeune Luce Rodriguez qui parvient à jouer sur un nombre impressionnant d’émotions et campe cette adolescente solitaire avec un naturel confondant.


