SUMMERTIME, de Gabriele Muccino – 1h45
Avec Matilda Lutz, Brando Pacitto, Joseph Haro, Taylor Frey
Sortie : mercredi 16 août 2017
Je vote : 2 sur 5
Maria et Marco, deux ados italiens, décident d’aller passer une partie de l’été à San Francisco où ils sont accueillis chez un couple gay à peine plus âgé qu’eux. Au cours de ces quelques jours, ces quatre jeunes gens issus d’univers différents remettent en question leurs certitudes et se lient d’une profonde amitié…
Et alors ?
Cinéaste italien mais prisé aux États-Unis, Gabriele Muccino avait été révélé en 2001 par Juste un baiser, une réflexion désenchantée sur la difficulté de sa génération à s’engager en amour. Depuis, il a beaucoup tourné entre son pays d’origine et les États-Unis. Avec Summertime, il décrit la parenthèse
enchantée de quatre jeunes (le couple gay étant déjà de jeunes adultes) qui se croisent le temps d’un été . Et, bien sûr, cette rencontre avec des gens inconnus va bouleverser la vie des deux italiens comme du couple américain qui tissent avec ces nouveaux venus des liens d’amitié, parfois non dénués de séduction.
S’appuyant sur le duo bien tempéré formé par Matilda Lutz, Brando Pacitto, le cinéaste décrit avec assez de justesse ces deux ados mal dégrossis et qui ont des relations conflictuelles même si Marco en pince pour la jolie brune en apparence coincée. C’est dans ces relations psychologiques que le film est le plus intéressant, tout comme lorsqu’il aborde le parcours du couple gay, l’obligation qu’il a eu de s’installer en Californie pour échapper à la pesanteur morale de l’Amérique dite profonde.
Là où le film traine un peu, c’est quand le quatuor part en vadrouille, en voilier ou à Cuba. Là, tels de banals touristes en goguette, ils errent au gré de leurs envies et le film multiplie les images d’Épinal sur la Havane et ses plages préservées, sans oublier les inévitables plans sur les vieilles voitures américaines vintage.
A ces moments-là, l’histoire semble tourner en rond et n’utilise pas surtout certaines pistes contenues dans le scénario. La séquence finale ne peut alors que décevoir et semble bien convenue.


