UNE VAGUE DE TERREUR

THE WAVE, de Roar Uthaug – 1h50

Avec Kristoffer Joner, Thomas Bo Larsen, Ane Dahl Torp

Sortie : mercredi 27 juillet 2017

Je vote : 3 sur 5

 

Le pitch ?

Après plusieurs années à surveiller la montagne qui surplombe le fjord où il habite, Kristian, scientifique, s’apprête à quitter la région avec sa famille. Quand un pan de montagne se détache et provoque un tsunami, il doit retrouver les membres de sa famille et échapper à la vague dévastatrice. Le compte à rebours est lancé…

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Surprenant ?

Premier film catastrophe tourné en Scandinavie, The Wave est l’œuvre d’un cinéaste déjà remarqué par un film d’action médiéval, Escape, en 2012. Pour se lancer dans un tel film de genre, Roard Uthaug s’est inspiré d’informations recoupées  sur des risques naturels en Norvège. Il raconte : « La Norvège compte plus de 300 flancs de montagnes instables. L’un des plus imposants est « Åkerneset », composé de failles de 800 mètres de profondeur qui continuent de s’élargir de 15 centimètres tous les ans. Quand il tombera, puisque c’est aujourd’hui une certitude, 7 millions de mètres cubes de roche s’effondreront sur le fjord en-dessous, créant ainsi un tsunami de 80 mètres de hauteur qui touchera la petite ville de Geiranger en seulement dix minutes. C’était le parfait point de départ pour un tout premier lm catastrophe scandinave. »2003265_Bolgen_still_0094762_org_print

Incontestablement, Roard Uthaug réussit la première partie du film en montrant la catastrophe à travers le prisme du noyau familial. En fait, celle de Kristian se trouve plongée au cœur du drame, car sa curiosité scientifique – il est spécialiste de géologie – le pousse à rester pour mesurer l’état des fissures avec son ancienne équipe. Et on vit donc le tsunami à travers les aventures de cette famille éclatée, fort bien jouée, notamment par Kristoffer Joner qui campe le père qui se bat pour retrouver traces des siens. « Avec « The Wave », je souhaitais m’approcher du genre hollywoodien tout en gardant ce côté local. Loin des discours présidentiels et du chaos des grandes villes, je souhaitais suivre cette destruction à travers une famille normale et la petite ville dans laquelle ils vivent. Je me disais : plus on se sent proche des personnages, plus le désastre a d’impact », note le réalisateur.

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On ne peut qu’être impressionné par la reconstitution de la vague du tsunami qui détruit tout sur son passage, notamment dans la séquence où elle attaque les réfugiés qui fuient sur la route de montagne. Tout cela fonctionne à merveille. Malheureusement, l’impact de l’histoire est atténué par une happy end que l’on voit venir dès le milieu du récit et qui semble un peu forcé – avec notamment la longue séquence de recherche dans la cave-  eu égard à la catastrophe annoncée. Trop de bons sentiments tuent alors la puissance réelle des scènes d’action d’un film aux effets spéciaux d’une redoutable efficacité.

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