L’AMOUR ET LA MORT

aurÇlie terrasse

LE CHANT DU MERLE, de Frédéric Pelle – 1h20

Avec Adélaïde Leroux, Nicolas Abraham, Myriam Boyer

Sortie : mercredi 16 mars 2016

Je vote : 3 sur 5

Quezako ?

Aurélie est serveuse dans un hôtel restaurant en Corrèze. Elle partage son temps entre son travail, le club d’ornithologie, le vieux monsieur dont elle s’occupe et sa mère avec qui elle vit.
Discrète, fragile, elle attend que quelque chose arrive dans sa vie. Un jour, François, un représentant de commerce charmeur et mystérieux s’intéresse à elle.

Et alors ?

On sent l’influence de René Féret chez son ancien assistant qui signe ici son deuxième long métrage avec La Tête ailleurs, sorti en 2010. Un cinéaste qui travaille de manière indépenadante et qui a monté une petite société de production, Bianca Films. Pour ce film, il a nourri son scénario de séjours passés dans la Creuze avec sa compagne, Orlanda Laforêt. Il raconte : « L’idée vient d’Orlanda en réalité, et de l’Hôtel de la Tour à Aubazine, ce petit village de Corrèze où nous avons tourné. J’avais découvert cet endroit avec ce charme un peu désuet auquel je suis assez sensible… Et nous avons pris l’habitude d’y revenir Orlanda et moi, une ou deux fois par an, ce qui nous a permis de nouer des liens d’amitié avec les gens de l’hôtel. Il y avait là
une serveuse qu’on avait l’habitude de voir, et qui a un jour disparu. Nous avons demandé ce qui s’était passé et on nous a raconté qu’elle s’était entichée d’un type un peu louche, qui n’était pas du coin et qui lui avait tourné la tête… Elle a dû quitter l’hôtel. C’était une fille
extrêmement discrète, touchante, du genre à ne rien dire si on ne lui parlait pas, mais ravie qu’on le fasse. On s’était attachés à elle et lorsqu’on a compris ce qui lui était arrivé, on a trouvé ça à la fois plutôt banal mais presque vertigineux de son point de vue… Cette histoire l’avait complètement dépassée et sa vie s’en est trouvé chamboulée. » Le point de départ pour raconter la vie de cette jeune femme, solitaire mais serviable, qui croit encore aux contes de fée et qui ne pourra que subir la relation qui va naître entre elle et le VRP séducteur.

Mélangeant professionnels et vrais villageois, le cinéaste parvient à bien décrire les élans de l’amour, l’ennui et aussi les désillusions. Il est servi par le jeu très juste de ces deux acteurs principaux, notamment Adélaïde Leroux qui parvient à exprimer justement tous les états d’âme d’Aurélie. Ils sont bien entourés par une foule de personnage secondaire.  Myriam Boyer campe ,avec son talent habituel, une mère aimante, parfois un peu envahissante même si elle veut avant tout le bonheur de sa fille.

C’est cette justesse de ton qui touche dans un film à la facture au demeurant sans vraie audace dans la réalisation.

AurelieFranáois

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