UN FLIC AU BOUT DE L’ENFER

030952THE BEAST, de Hans Herbots – 2h07

Avec Geert Van Rambelberg, Ina Geerts, Johan Van Assche

Sortie : mercredi 30 décembre 2015

Je vote : 3 sur 5

Quezako  ?

Flic brillant, Nick Cafmeyer est hanté par un ancien secret : la disparition jamais élucidée de son jeune frère. Un jour,  sa supérieure lui confie une affaire qui présente bien des similitudes avec le drame passé . Nick se plonge alors corps et âme dans l’enquête. S’ensuit une véritable chasse à l’homme. Pour que justice soit faite, Nick est prêt à tout…

Et alors ?

En déplaçant l’action de Londres à Anvers, la ville la plus peuplée de Belgique avec 500 000 habitants, Hans Herbots ne bouleverse pas la portée du roman qui a inspiré le scénario : L’Homme du soir, de Mo Hayder. D’autant plus que le nom de la ville n’étant jamais vraiment prononcé, ce sombre thriller pourrait se passer dans bien des capitales européennes. Mais, il est vrai, le situer dans la patrie de Marc Dutroux n’est pas complètement neutre. Commentaires de Hans Herbots : « Il fallait évidemment être très prudent, ne pas faire de « The Beast » un film sur ce traumatisme national. Les crimes commis dans ce scénario n’ont pas grand chose à voir avec l’affaire Dutroux. Ce qui m’a amené à faire des choix : je ne devais pas concentrer le film sur cette affaire, mais je tenais tout de même énormément à garder un point de vue authentique. »

260680Il n’y a rien à dire sur la prestation de Geert Van Rampelberg, cet acteur flamand découvert en France en 2012 dans Alabama Monroe, et qui tout au long de l’histoire campe ce flic qui semble vivre un cauchemar éveillé. On peut trouver le déroulement de ce thriller un peu long et prévisible, une chose est sûre : Hans Herbots parvient à créer une atmosphère oppressante à souhait avec des éclairs de violence. Il souligne : « Certains passages peuvent choquer mais ils sont furtifs : mon intention était bien plus d’installer une atmosphère angoissante que de montrer la violence, et que peu à peu la tension devienne de plus en plus palpable. D’un
autre côté, je voulais que le public se retrouve dans le même état de colère que Nick. Et pour ça, il fallait malgré tout passer par certaines images, mais en trouvant le bon dosage. »

Ce qui est vraiment réussi dans cette adaptation, c’est l’atmosphère visuelle qui tire parfois le film vers le documentaire avec notamment le souci de filmer la majorité des scènes juste avant la tombée de la nuit, ce qui plonge le spectateur dans une atmosphère presque irréelle parfois et renforce le côté oppressant du récit.

 

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