PAULINE S’ARRACHE, d’Emile Brisavoine – 1h28
Avec Pauline Lloret-Besson
Sortie : mercredi 23 décembre 2015
Je vote : 3 sur 5
Tout commence comme un conte de fées dans ce portrait de famille : il y a une reine, un roi et leurs beaux enfants, Pauline, Anaïs et Guillaume. Mais, en fait, c’est un peu plus compliqué…
Et alors ?
Au départ, Emilie Brisavoine voulait tourner ce film pour aider sa demi-sœur à traverser une période d’adolescence difficile. En utilisant une dizaine d’appareil – de la caméra à l’Iphone- elle a donc quatre ans durant emmagasiné une impressionnante quantité de matériel. Confidences : Je filmais par intermittence, parfois beaucoup pendant deux semaines et parfois rien pendant deux mois ». Il a fallu les réactions d’amis, étonnés devant un tel objet cinématographique, pour que la cinéaste en herbe se lance, trouve un producteur et finisse par sortir son film, présenté dans la sélection ACID au dernier festival de Cannes.
Au final, Emilie Brisavoine révèle tout un pan de l’histoire familiale dans un récit où surgit sa mère, une ancienne reine de la nuit, et ce beau-père pas banal , graphiste free lance et
maquilleur, qui adore se travestir et multiplie les apparitions costumées. Une étrange famille dont la mère donne une clé au gré de ces séquences loufoques : « On s’aime mal mais on s’aime fort. »
Le film peut déranger, dérouter aussi mais il touche à quelque chose de fort et d’intime. C’est un vrai objet original et une histoire qui a sa petite musique. A découvrir si l’on veut sortir un peu du cinéma psychologique à la française…

