QUAND HOLLYWOOD DE MOQUE D’HOLLYWOOD

109611ENTOURAGE, de Doug Ellin – 1h44

Avec Jeremy Piven, Adrian Grenier, Kevin Dillon

Sortie : mercredi 24 juin 2015

Je vote : 2 sur 5

Quezako ?

Star pour les jeunes filles, Vincent Chase et ses potes, Eric, Turtle et Johnny, sont de nouveau dans la course, et en pleine négociation avec Ari Gold, ancien agent devenu patron de studio. Si leurs ambitions ont un peu changé, les liens qui les unissent sont toujours aussi forts. Mais, ils vont devoir se frayer un chemin dans le monde impitoyable d’Hollywood…

Et alors ?

En 1992 avec The Player, Robert Altman faisait une peinture au vitriol du petit monde d’Hollywood. Avec l’adaptation d’Entourage, une série à succès aux Etats-Unis, il ne faut pas s’attendre à cela et le ton est plus à la comédie pour ados. La charge du film contre Hollywood relève surtout des blagues de potache, des allusions à la vie très « libre » dans les studios où les filles valsent de partenaire en partenaire et  où la vie est réglée par la quête permanente de pognon. 142198Le film fait surtout partager les petits arrangements et autres compromissions indispensables pour faire tourner la machine à cash mais ne détruit pas le mythe.  Au contraire. D’ailleurs, en adaptant sa série à l’écran, Doug Ellin cherche surtout le divertissement pur et dur comme il le souligne : « Nous avons construit le scénario de telle sorte qu’on n’a pas besoin d’avoir vu une seule image de la série pour apprécier le film.  On est immédiatement projeté dans l’univers d’une star de cinéma, on le voit avec ses copains dans son quotidien, en train de faire la fête et de mener une vie de rêve« . Même si Jeremy Piven qui campe Ari Gold, le personnage culte de la série, qui devient le boss d’un grand studio, fait une composition savoureuse de mégalo prêt à tout. Mais qui reste au final assez humain pour permettre à ce projet mené par de sympathiques ratés de voir le jour et de triompher.

Mark Wahlberg, le producteur exécutif du film, ne prend ainsi pas le risque de s’attaquer à qui le nourrit. Il fait d’ailleurs, et c’est une des astuces -souvent exploitées au demeurant – du metteur en scène, une apparition éclair dans une histoire qui ne mégote pas sur les cameos célèbres, de Pharrel Williams à même Thierry Henry, en passant par Jessica Alba. Avec surtout l’irruption d’une dame qui fait désormais parler d’elle sur grand écran :  Ronda Rousey,  championne d’UFC (Ultimate Fighting) qui a figuré notamment au générique de Fast & Furious 7 et vient, ici, casser la baraque.

280147Jeremy Piven en producteur mégalo

Bref, s’il y a satire, elle est assez sage et ce que montre le scénario met en valeur tout le bling-bling cher à Hollywood sans en dénoncer vraiment les excès, les magouilles… Le tout a bien sûr été soigné et le spectateur a le sentiment de plonger au cœur de l’industrie cinématographique avec une description précise des scènes du quotidien que des moments particuliers qui  se déroulant à Hollywood, Beverly Hills, Palos Verdes.

Avec un bon paquet de pop-corn, certains ados vont sans doute pouvoir s’amuser. Reste à savoir si la comédie connaîtra un plus grand succès que la série qui n’avait pas vraiment provoqué l’enthousiasme en France sans doute parce que le public ne connaissait pas assez les codes de ce microcosme si particulier.

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