LES OPTIMISTES, de Gunhild Westhagen Magnor – 1h30
Documentaire
Sortie : mercredi 29 avril 2015
Je vote : 3 sur 5
Quezako ?
Les Optimistes est le nom d’une équipe de volley norvégienne hors du commun : les
joueuses ont entre 66 et 98 ans ! Bien que ces mamies sportives n’aient pas joué un seul vrai match en 30 ans d’entraînement, elles décident de relever un grand défi : se rendre en Suède pour affronter leurs homologues masculins.
« Quand j’ai eu trente ans, l’angoisse de vieillir m’a rattrapée. Mais à ce moment-là, ma mère m’a appris qu’elle s’était mise au volley-ball. Elle avait alors 72 ans et m’a dit que la plus vieille joueuse de l’équipe était âgée de 96 ans. J’étais sous le choc. L’histoire a commencé de
cette manière-là. J’ai rencontré l’équipe Les Optimistes. J’ai été frappée par leur état esprit et j’ai décidé de leur consacrer un documentaire. Mon idée était de bousculer les idées reçues autour de l’image que l’on se fait des « seniors » souligne la réalisatrice, déjà auteure de plusieurs documentaires.
A l’arrivée, elle porte un regard tonique et bienveillant sur ces mamies de choc qui, malgré les bobos de l’âge et de vraies maladies, gardent un moral du tonnerre. Quitte à ingurgiter des petits déjeuners parfois insolites. Il est vrai, entre la benjamine du groupe, Irma qui n’a que 66 ans, et Goro, la doyenne de l’équipe âgée de 98 ans, l’heure n’est pas à la nostalgie. Ces dames aiment les défis même si, à l’heure de jouer leur match, Goro a un trac terrible car elle sait ne pas jouer aussi bien que par le passé (elle est morte juste avant son centième anniversaire).
En forme de belle leçon d’optimisme, ce documentaire est tout à fait réussi quand la réalisatrice filme ces dames sur le terrain ou lorsqu’elles se préparent physiquement. Elles sont tout à fait étonnantes et distillent une vraie leçon de joie de vivre. L’opus est un peu moins intéressant quand la caméra s’attarde sur les scènes de club et les discussions quotidiennes autour de la confection de pâtisseries et autres petits gâteaux. Mais, cette prouesse sportive sort vraiment de l’ordinaire… Et le ralenti choisi par la réalisatrice offre de beaux plans sur des visages qui, malgré l’âge, conservent une beauté certaine. Avec, in fine, une musique originale pétillante à souhait et en forme de clin d’œil à bien des comédies cinématographiques.

