JAMEL DEBBOUZE SUR TOUS LES FRONTS

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Toujours très à l’aise pour « vendre » ses œuvres, Jamel Debbouze n’a pas choisi la facilité pour réaliser son premier film, Pourquoi j’ai pas mangé mon père, sur les écrans le 8 avril. Retour sur un phénomène.

  Jamel l’a prouvé une fois de plus en participant dimanche 29 mars au Vivement dimanche de Michel Drucker et en offrant à l’inamovible présentateur de rivaliser en audience avec The Mentalist, sur TF1. Il est vrai sa fable paléolithique vec les aventures d’Edouard, enfant chétif du royaume des Simiens a des atouts pour séduire toute la famille. C’est aussi pour lui l’occasion d’évoquer, sans pathos, le handicap, les clivages religieux, l’esprit de clan et certaines valeurs politiques qui lui tiennent à cœur. Le tout est bourré de clins d’œil car la préhistoire façon Jamel est plutôt délirante avec de beaux anachronismes dans un monde peuplé de giraféroces et autres lapinthères.

Un découvreur. Comme il le repète dans toutes ses interviews, Jamel Debbouze n’avait pas tous les atouts – c’est un euphémisme ! – mais il bataillé pour y arriver et a prouvé qu’il était un maître du stand-up  à la française qui faisait même école autour de lui. Car l’artiste est du genre partageux et l’a montré avec son Jamel Comedy Club ou le Marakkech du rire.

Un bosseur. James a mis sept ans à travailler sur ce film conçu en motion capture –  la technique permet d’enregistrer les positions et rotations d’objets ou de membres d’êtres vivants, pour en contrôler une contrepartie virtuelle sur ordinateur – et qu’un James Cameron avait popularisé avec Avatar. Il dit simplement au Journal du dimanche : « En ce qui me concerne, j’ai abordé ce film comme le reste de ma « life », à fond la caisse. »


Un amoureux de la vie. Sans jamais céder à une « peopolisation » à tout crin, Jamel a offert le beau rôle dans le film, celui de Lucy, à son épouse, journaliste et productrice, Mélissa Theuriau. « La seule personne avec qui je pouvais me permettre ce que je voulais, dit-il, c’était ma femme. J’ai aussi eu du mal à trouver les autres acteurs. J’ai fait appel à des danseurs, j’adore leur état d’esprit, ils sont comme moi, inépuisables. »

Un artiste qui a de la mémoire. Autre atout de la motion capture, elle a permis à Jamel de rendre hommage à un grand ancien : Louis de Funès, décédé il y a trente deux ans, et qui revit par la magie technique sous les traits de Ian, après avoir modelisé la gestuelle célèbre du comédien à partir des images de ses films.

Une carte de plus d’un artiste qui ne semble pas décidé de dormir sur ses lauriers et qui cherche en permanence.

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