NINGEN, de Ç. Zencirci et G. Giovanetti – 1h44
avec Masahiro Yoshino, Masako Wajima
Sortie : mercredi 1er avril 2015
1 sur 5
Quezako ?
M. Yoshino, vieux PDG à la recherche de l’amour perdu, doit sauver son entreprise de la faillite. Il a repoussé ses limites au prix de son équilibre mental et ses quêtes ressemblent à s’y méprendre à deux légendes japonaises : celle du pari d’argent du Renard et du Raton Laveur, et celle de l’histoire
d’amour des deux Dieux fondateurs du Japon…
Et alors ?
Les deux réalisateurs présentent en ces termes leur nouveau film : « Dans « Ningen », nous nous intéressons à un PDG surmené qui perd la tête et se met à confondre sa propre vie avec des légendes japonaises, parce qu’il est au fond en manque d’amour sur la fin de sa vie. Nous avons tenté, avec ce film, de trouver un point d’intersection entre notre approche aux personnages réels et une forme de genre fantastique, et nous avons suivi les quêtes de Yoshino
jusqu’à son terme, peut- être pour nous souvenir, nous-mêmes, plus tard, que l’amour n’est jamais vraiment perdu, mais qu’il est là, tout près… »
Ayant trouvé avec Masahiro Yoshino, un vrai PDG dont la société a connu, elle-aussi, une violente baisse d’activité, un bon candidat pour tenir le rôle principal, les réalisateurs ont construit une histoire qui oscille entre plusieurs registres : du fantastique au réalisme le plus quotidien, notamment dans la consommation d’alcool du PDG et de ses amis qui oublient ainsi un temps les tracas de leur vie. Grâce au personnage de l’ami chinois de Yoshino – il l’est aussi dans la vie – ils sortent aussi de l’image traditionnelle des relations chino-japonaises très conflictuelles pour des raisons historiques.Bien sûr, il y a quelques séquences réussies dans le film comme celle où le vieux PDG se dévoile devant ses employés médusés et au garde-à-vous. Même si elle est un peu convenue, celle du strip-tease ne manque pas de sel et donne à l’histoire une atmosphère certaine.
Pourtant, la sauce ne prend jamais vraiment et le récit se perd et nous perd dans un joyeux fourre-tout, nappé d’éclairs poétiques et de références mythologiques qui ne sont pas d’une grande légèreté.
