CLAUDE BRASSEUR, VIEUX ROUTIER DU POLAR

Capture d’écran 2015-03-07 à 22.01.21Membre d’une prestigieuse dynastie d’acteurs, Claude Brasseur affiche au compteur plus de 90 films, sans parler du théâtre et de la télévision. Le 7ème Festival International du film policier de Beaune – qui se tient du 25 au 29 mars –  lui rend un hommage particulier cette année.

Logique, la présence de Claude Brasseur à un festival dédié au polars car le comédien a souvent donné dans le genre. Y compris à la télévision dont il fut un grand Vidocq de 1971 à 1973. Au cinéma, il a campé un inspecteur de police dans Les Yeux sans visage, le chef d’œuvre de Georges Franju, dès 1959, avant de figurer à l’affiche de Lucky Jo, de Michel Deville en 1964. Si Brasseur fait guerre-des-polices-02-gpartie d’une famille qui sait jouer sur tous les registres, il a souvent promené sa dégaine dans d’autres films noirs. On se souvient notamment de lui dans la peau du   commissaire Jacques Fush dans La Guerre des polices de Robin Davis, un film qui lui valut le César du meilleur acteur (photo ci-contre).

José Giovanni le dirigera à deux reprises, d’abord dans le rôle d’un innocent injustement condamné à mort dans Une robe noire pour un tueur (1980) ensuite dans dans Les loups entre eux (1985), un film d’aventure et d’espionnage. A la télévision, outre Vidocq, ancien bagnard devenu chef de la police redouté, il a aussi campé le reporter Rouletabillle dans Le Mystère de la chambre jaune (1965).

En 2003, il reprenait un rôle de flic en jouant Franck Keller pour TF1. A un confrère qui rappelait sa formule qu’il « y avait trop de flics à la télévision », il répondait à l’époque : « Mais c’est ce qui marche le mieux auprès du public. Dans tous les pays, on voit beaucoup de polars à la télé. C’est un genre qui contient des symboles : la lutte du bien et du mal, la recherche de la vérité, etc. »

Beaune lui devait bien cet hommage.Nostalgie : Retrouvez Vidocq en pleine action !

Laisser un commentaire