COMMENT TUER SON BOSS 2, de Sean Anders – 1h48
avec Jason Bateman, Charlie Day, Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Jamie Foxx, Chris Pine, Christoph Waltz, Kevin Spacey
Sortie : mercredi 24 décembre 2014
Je vote : 3 sur 5
Quezako ?
Lassés de devoir se plier aux consignes de leurs supérieurs, Nick, Dale et Kurt décident de monter leur entreprise pour ne plus avoir de patrons. Mais un investisseur habile les prive soudain de capital. Sans ressources, ni recours juridique, les apprentis entrepreneurs mettent au point un plan foireux, consistant à kidnapper le fils – adulte – de l’investisseur et à exiger une rançon afin de pouvoir reprendre le contrôle de leur entreprise…
Envie de se marrer ?
Il ne faut pas chercher de subtilité dans cette comédie américaine menée à belle allure en forme de suite du premier opus. Les trois scénaristes d’origine ont rempilé pour imaginer un récit loufoque, mis cette fois en images par Sean Anders. Après une ouverture assez folle sur le plateau d’un talk-show matinal, où le trio signe une présentation porno soft de sa poire de douche, le récit prend sa vitesse de croisière avec des coups d’accélération du time-lapse, et des gags et quiproquos qui s’enchaînent à belle allure. Et ce, d’autant plus que le trio de copains n’a toujours rien compris aux affaires comme le souligne le réalisateur : « Je crois même qu’on peut affirmer qu’à la fin du deuxième épisode, ils n’ont toujours rien appris ! ».
Un trio bien entouré d’anciens et de nouveaux dans la bagarre. Toujours adepte du parler vrai et des mots crus, Jennifer Aniston campe avec truculence le docteur Julia
Harris, collectionneuse de… sexes masculins. Quant à Christoph Waltz, il se régale une fois de plus de jouer les salauds de service. Et Jamie Foxx est parfait dans la peau du truand à la petite semaine, tatoué et fort en gueule mais qui peut trimballer à l’arrière de sa grosse bagnole… un arbre à chat.
Au générique final, on voit bien que le trio de tête n’a pas engendré la mélancolie sur un tournage où Sean Anders – qui n’est pas réputé pour être un réalisateur autoritaire – a laissé leur sens de l’improvisation s’exprimer.
photos : John P. Johnson
Quant à l’inévitable course-poursuite en voiture, dans un centre de Los Angeles nocturne, il ne manque pas de panache avec un final… suspendu, imaginé par Thomas Robinson Harper (qui avait bossé sur la poursuite de Matrix Reloaded).
Tout cela ne révolutionne pas la comédie mais tourne rond et procure un bon moment de détente.


