NON-STOP, de Jaume Collet-Serra – 1h46
Avec Liam Neeson, Julianne Moore, Michelle Dockery
Sortie : mercredi 26 février 2014
Je vote : 1 sur 5
Quezako ?
Alors qu’il est en plein vol, Bill Marks un agent de la police de l’air reçoit des SMS d’un inconnu qui dit être à bord et vouloir assassiner un passager toutes les 20 minutes s’il ne reçoit pas 150 millions de dollars.
Et alors ?
On connaît Jaume Collet-Serra pour ses films d’horreur : de La Maison de cire, en 2005 à Esther en 2009. Là, il s’attaque au film d’action, avec une ambiance aussi d’opus catastrophe, avec une histoire qui ne rassurera pas les spectateurs qui ont la trouille en avion tant il restitue une sensation de claustrophobie dans cette carlingue reconstituée en studio. Une peur que ressent d’ailleurs le réalisateur : « La prochaine fois que je prends l’avion, je me poserai sans doute des questions sur mon voisin. C’est l’effet d’un film comme « Non-Stop. »
Dans le rôle de l’inspecteur marqué par les coups du sort de la vie, Liam Neeson retrouve une fois encore la défroque du héros presque sexagénaire mais qui assure dans les scènes d’action, de la série des Taken à Sans identité. Une fois de plus, il tire son épingle du jeu, avec sa gueule burinée, son visage mal rasée et campe ce flic lâché par tous mais qui ira au bout de son combat contre ces terroristes invisibles. Pour l’occasion, il a payé de sa personne et s’est même blessé contre un miroir, vu sa carrure (plus d’1m90), lors d’une bagarre dans les toilettes de l’avion. Il est entouré avec charme par Julianne Moore et Michelle Dockery, connue pour son personnage de Mary Crawley dans la série Downton Abbey. Visiblement, elle a aimé passer à l’action : « Non-Stop » c’est l’histoire idéale : ce n’est pas seulement un film d’action, c’est un film intelligent, très bien écrit, beau et avec un suspense diabolique. »
Le réalisateur donne des indications à ses comédiensMalgré ce casting, le film souffre d’un vrai déséquilibre. Indéniablement, la première partie est d’une belle efficacité quand le cinéaste pose des indices pour mieux brouiller les pistes et distille habilement du suspense . Ça se gâte dans la deuxième partie avec une surenchère d’incidents, des effets grandiloquents -pourquoi tant appuyer sur la maladie cardiaque du personnage joué par Julianne Moore- et un dialogue moralisateur en diable alors que l’on sait que, malgré les apparences, l’aventure se terminera bien. A certains moments, ce qui devait procurer une émotion, faire peur, finit par faire sourire par tant de lourdeur et d’effets téléguidés. Les films catastrophe n’ont jamais brillé par leur légèreté : Non-Stop ne faillit pas, loin de là, à la règle. C’est d’autant plus dommage que l’ouverture du récit nous avait mis en appétit…

