HOBBIT – LA DESOLATION DE SMAUG, de Peter Jackson –
Avec Martin Freeman, Cate Blanchett, Richard Armitage, Evangeline Lilly, Ian McKellen
Sortie : mercredi 11 décembre 2013
Mon avis : 3 sur 5
Quezako ?
Les aventures de Bilbon Sacquet, paisible hobbit. Il sera entraîné, lui et une compagnie de Nains, par le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug. Au cours de ce périple, il mettra la main sur l’anneau de pouvoir que possédait Gollum..
Et alors ?
Après Le Hobbit : un voyage inattendu, premier film de la trilogie du Hobbit, sorti fin 2012 – dont le succès prouvait le succès atemporel du classique de Tolkin- Peter Jackson persiste et signe avec le deuxième volet de la saga où il a mis tous les moyens. La matière est, il est vrai, très riche comme le reconnaît le cinéaste : « L’univers de Tolkien est extrêmement riche. On a presque l’impression de tourner les pages d’un livre d’histoire, de
revenir dans cet univers en commençant un nouveau chapitre et de faire la connaissance de nouveaux personnages, créatures et lieux inconnus jusqu’alors« .
En adaptant le prologue du Seigneur des anneaux, Peter Jackson n’a pas lésiné sur les moyens, ni choisi la facilité en tentant de restituer la complexité de l’œuvre. Il y réussit en proposant durant près de trois heures, un film qui ne baisse jamais de régime et utilise la 3D comme le son Dolby Atmos de façon plutôt efficace. Les paysages sont vertigineux, les combats épiques et les séquences d’action prenantes : rien que celle où les Nains échappent en tonneau dans une cascade vaut le détour. Quant à la forêt de Mirkwood avec tous ses dangers, dont les araignées géantes, elle offre un cadre fascinant. « Se faire attaquer par ces Araignées est vraiment répugnant quand on y pense, mais à ce stade, il s’agit de sauver sa peau et celle de ses compagnons de voyage. Je trouve que ce qu’il fait est très courageux car il y a quelque chose de viscéral chez ces Araignées et j’espère qu’elles vont effrayer le public – moi, en tout cas, elles m’ont effrayé ! » souligne Martin Freeman.
Enfin, il y a un casting royal. Martin Freeman confirme son statut de star internationale par la grâce de Bilbon
Saquet : et il gardera un souvenir ému des dix-huit mois d’un tournage méticuleux. « La plus incroyable expérience que j’ai connue dans ma courte carrière, et je n’avais jamais quitté le Royaume-Uni aussi longtemps. Mais ça valait la peine, une telle occasion ne se représentera sans doute jamais. »
Les femmes investissant cette fois le récit, et on découvre Evangeline Lilly, ex-star de la série Lost dans le rôle de l’elfe Tauriel, parée d’étranges oreilles qu’elle a mis du temps à faire sienne. Un personnage particulier dans le récit original dont la comédienne est une vraie fan. « Tauriel représente les elfes de la forêt, dont Tolkien parle longuement dans ses livres mais il ne donne jamais de visage. Même si elle est moins sage et avisée de ceux qu’on a déjà croisées, c’est une guerrière respectée : elle se trouve à la tête de la garde de son peuple et sait manier l’épée et l’arc à la perfection. »
Il faudrait encore évoquer la prestation de Luke Evans, acteur gallois qui a débuté par les comédies musicales – dans la dernière Piaf, il tenait le rôle de Montand – avant de partir à Los Angeles. Et de s’y faire remarquer dans Le Choc des titans, du français Louis Leterrier. Ce qui le fera repérer par les directeurs de casting du Hobbit. Dans la peau de Barde, descendant du dernier seigneur de la ville du Val, détruite par le dragon,, il incarne parfaitement l’homme qui essaie, durant les heures graves, d’insuffler du courage aux autres. Un acteur qui aime les défis et a pris l’avion de Nouvelle-Zélande, une fois le tournage fini, pour débarquer sur le plateau de Fast and Furious 6. « J’aime changer complètement d’univers » dit-il avec flegme.
Force des images, beauté des costumes, rythme du récit font de ce deuxième volet une réussite… sans que jamais l’histoire ne soit plombée par une quelconque naïveté. Les amateurs du style de Peter Jackson en auront pour leur argent.


