YOU’RE NEXT – Bande-annonce VOST from LE PUBLIC SYSTEME CINEMA on Vimeo.
YOU’RE NEXT, d‘Adam Wingard – 1h34
Avec Sharni Vinson, Nicholas Tucci, Wendy Glenn, Barbara Crampton
Sortie : mercredi 4 septembre 2013
Je vote : 2 sur 5
La famille Davison est réunie dans sa maison de campagne très isolée pour célébrer l’anniversaire de mariage des parents. Alors que chacun commence à laisser éclater ses rancœurs, la maison est prise d’assaut par un groupe de tueurs masqués qui frappent avec des arbalètes ses occupants. La réunion de famille tourne au jeu de massacre, les assaillants tentant de les supprimer un à un. Sous ses airs d’innocente petite amie, Erin s’avère pleine de ressources…
Et alors ?
« J’ai grandi dans des coins reculés du sud des États-Unis, et j’ai toujours eu une peur panique de voir des inconnus s’introduire chez moi. Quand on vit loin des secours, on a tendance à devenir méfiant et paranoïaque ; là-bas, tout le monde possède une arme et n’hésite pas à tirer d’abord et poser les questions ensuite » explique Adam Wingard, pour expliquer la construction de ce nouvel opus d’horreur, lui a qui déjà à son actif Pop Skull ou A horrible way to die.
Définissant son film comme « un vrai bain de sang unique en son genre », le cinéaste y a glissé tous les ingrédients du genre : le cadre isolé -une splendide maison inhabitée depuis douze ans et dénichée au fin fond du Missouri- une famille aux prises avec des tueurs masqués et une kyrielle de scènes plus sanguinolentes les unes que les autres.
Pourtant, malgré le prétexte intéressant des tensions de famille, malgré le choix des armes -l’arbalète- qui permet quelques séquences choc, il faut bien l’avouer l’histoire finit pas tourner en rond et offrir une violence un brin gratuite -la mort de la mère notamment- qui fait d’autant
moins d’effets que l’on devine assez rapidement la conclusion de l’aventure. Il ne reste alors qu’à apprécier la composition tout à faire réussie de la jeune Sharni Vinson qui, sous ses allures de jeune fille romantique, se révèle vite être une vraie guerrière.
D’un huit-clos qui aurait pu être oppressant, il ne reste alors que cette impression de violence gratuite et qui perd alors de son efficacité.

