LES ERRANCES AMOUREUSES DE RADU

UN MOIS EN THAÏLANDE, de Paul Negoescu -1h25

Avec Andrei Mateiu, Ioana Anastasia Anton, Sînziana Nicola

Sortie : mercredi 26 juin 2013

photo_hd_04Je vote : 3 sur 5

Quezako ?

En pleines fêtes du Nouvel an à Bucarest, Radu, jeune trentenaire, décide de rompre avec sa fiancée. La même nuit il part à la recherche de Nadia, sa précédente petite amie, persuadé que c’était l’amour de sa vie…

2 raisons pour voir ce film ?

photo_hd_02A travers la crise amoureuse que traverser Radu, par une nuit de Réveillon à Bucarest avec, en fil conducteur, la promesse d’un voyage en Thaïlande, Paul Negoescu fait la description d’une société qui tire un trait sur le passé communiste et découvre le consumériste à la mode européenne. Ainsi en témoigne la virée du héros -très bien campé par Andrei Mateiu qui lui confère un côté égoïste, refermé sur lui et ses états d’âme- dans l’hypermarché où Radul semble perdu à l’heure de choisir un banal cadeau. Le cinéaste ne le nie pas : « Je n’ai pas pensé à cela lorsque j’ai commencé le film. Je n’avais pas l’intention de faire un film sur la Roumanie. Mais je suis roumain, j’ai vécu toute ma vie ici et je pense à des histoires qui se déroulent ici. Donc automatiquement il y a une touche roumaine dans l’atmosphère du film. Il respire la Roumanie car c’est la façon dont je respire. Mais, néanmoins, le film parle avant tout de la jeune génération, orientée vers la culture occidentale et voulant fuir le passé communiste. »

D’autre part, il sait bien décrire le mal être d’un trentenaire, tiraillé entre deux amours et qui a du mal à affirmer ses choix.  Paul Negoescu y reconnaît même une part autobiographique : « Je me reconnais dans Radu à travers beaucoup de situations, même si rien dans tout cela n’est autobiographique. Je n’aurais, en effet, certainement pas eu le courage de larguer quelqu’un au jour de l’an comme il le fait. Mais la plupart des choses dans son attitude font partie de moi, même ses pires défauts. » Au final, ce sont les figures féminines qui semblent les plus déterminées dans cette existence où Radu a tendance à tourner en rond, à vivre de façon nombriliste.

Privilégiant l’unité de temps -cette nuit de Réveillon- le réalisateur n’évite pas tous les pièges du genre, et les redites. Son choix de retrouver les mêmes séquences au début et à la fin du film est clair mais un brin prévisible quand même.  Tout comme celui de l’anagramme pour les deux prénoms -Adina et Nadia- des deux amoureuses de l’histoire. Il reste néanmoins un univers personnel d’un cinéaste à suivre dans l’avenir.

photo_hd_01

Laisser un commentaire