HELENA NOGUERRA ET ERIC ELMOSNINO, COUPLE ROMANTIQUE

HÔTEL NORMANDY, de Charles Nemes – 1h37

Avec Eric Elmosnino, Helena Noguerra, Ary Abittan, Frédérique Bel, Anne Girouard

Sortie : mercredi 8 mai 2013

Je vote : 2  sur 5

hotel-normandyQuezako  ?

Dynamique, belle, Alice,  quarante ans,  est  folle d’art contemporain. Elle travaille dans une banque parisienne avec ses deux meilleures amies, Pénélope et Isabelle. Alice aurait tout pour elle si son mari ne s’était pas tué en moto , la laissant  seule et  désemparée. Ses deux copines sont convaincues qu’il est grand temps pour Alice de refaire sa vie. . Elles lui offrent alors un week-end à l’Hôtel Normandy, palace de rêve et prévoit une petite rencontre…

Des promesses…

De comédie romantique à l’Américaine avec un décor de rêve, des situations décalées et une -ou plusieurs- histoire d’amours en perspective. L’idée de cette belle jeune veuve qui vit des aventures étranges suite au cadeau d’anniversaire de ses meilleurs amies pouvait donner prétexte à une histoire enlevée et rythmé, riche en quiproquos avec, en prime, l’idée du tableau de prix égaré. Helena Noguerra le note justement quand elle souligne : « Alice a cette espèce de naïveté de croire en l’amour et cette histoire de tableau volé lui donne aussi un côté « Fantomette » malgré elle. La situation me plaisait beaucoup et j’avais la sensation que cette comédie pouvait modestement rappeler les classiques du genre, ceux des années 50, avec un peu de classe, un peu de glamour. Les gens y sont plus beaux que dans la vraie vie. De plus, comme cela se passait dans un grand hôtel, tout devenait un peu plus magique, comme dans certains films hollywoodiens. »

…et de la déception

Pour autant, il faut savoir tenir le rythme pour maintenir le spectateur en haleine face à une telle comédie. Hélas, le cinéaste n’y parvient point, mettant plusieurs scènes bout-hotel-normandy2-helena-noguerra à -bout sans pour autant parvenir à monter la sauce et à donner une cohérence à son histoire.

Alors même qu’Eric Elmosnino et Helena Noguerra forme un couple tout à fait original comme le dit le comédien : « Ni Alice ni Jacques ne sont des perdreaux de l’année. On sent qu’ils ont tous les deux un vécu. Cela permet d’autres choses, comme l’ironie dans la sincérité. »

Si certains passages -avec les copines notamment- fonctionnent plutôt bien, tant Anne Girouard a la pêche nécessaire, si Eric Elmosnino réussit la -classique-scène d’ivresse, ou qu’il y a des rencontres réussies commehotel-normandy-helena-noguerra celle d’Alice et de la femme de chambre de l’hôtel, tout le reste n’échappe pas à la caricature. D’Ary Abitan qui en fait vraiment des tonnes dans le rôle du séducteur convoqué -comme s’il s’agissait d’un sketche- aux  pandores qui semblent émus aux larmes par le récit de Jacques Delboise qui vient leur narrer ses mésaventures et décrire cette mystérieuse brune qui hante ses souvenirs.

Bref, on était venu pour rire et l’on ne fait que sourire ponctuellement à une histoire qui manque vraiment de peps.

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