TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE, de Clara Bouffartigue – 1h18
Documentaire avec Alice Henry et Isabelle Soubaigné
Sortie : mercredi 24 octobre 2012
Je vote : 3 sur 5
Un clic pour la bande annonce: TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE
Quezako ?
Au collège Joséphine Baker de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, Alice et Isabelle enseignent à des élèves de la Quatrième . L’une s’occupent des lettres, l’autre des arts plastiques. La caméra les suit au cours d’une année scolaire dans les couloirs comme dans les classes. Ces deux jeunes profs sont, malgré les difficultés de la vie quotidienne, déterminées à transmettre leur savoir à leurs élèves.
2 raisons d’aller voir ce film ?
Un beau portrait de profs. L’une, la prof d’arts plastiques, est extravertie. L’autre moins. Mais la même passion d’enseigner les motivent, même si transmettre n’est pas toujours de la tarte, surtout face à quelques éléments très peu motivés. Même si Alice déclare tout de go : « Enseigner là où j’enseigne, c’est souvent confronter une passion à une indifférence voir à un refus. Et je crois qu’on ne mesure pas à quel point cela peut être violent. » Chacune s’ingénie pourtant à faire réfléchir les gamins de 4ème : l’une parvient, via Rimbaud, à les initier à la poésie et à leur faire découvrir l’art d’en écrire. L’autre leur raconte Calder en les faisant réaliser des portraits en fil de fer. Parfois, il y a de belles séquences d’humour comme cette lecture des lettres ouvertes inspirées par le fameux « J’accuse », de Zola.
Une vision subtile d’un lycée. Loin des caricatures habituelles, Clara Bouffartigue parvient à glisser sa caméra au plus près des élèves et des profs et à se faire oublier. Ainsi, elle capte de façon très fine le quotidien de ce bahut de banlieue semblable à bien d’autres. Et qui est comme un miroir de la société dans laquelle nous vivons. La cinéaste conclue : « Ce n’est pas qu’un film pour les profs et je me dis que s’il peut participer à changer le regard sur eux, il devient un film pour tous, pour vous, pour nous, parents d’élèves, anciens élèves, citoyens. Parce que la question de l’éducation nous concerne tous. J’ai souffert de ce que j’ai entendu sur les profs ces dernières années autour de moi. On ne rend pas compte de la complexité du métier. »
Après Entre les murs, une nouvelle vision -différente- de l’univers de l’école à travers un documentaire attachant.
