STREETDANCE 2, de Max Giwa et Dania Pasquini – 1h25
Avec Falk Hentschel, Sofia Boutella, George Sampson avec Flawless Entertainment
Sortie : mercredi 9 mai 2012
Je vote : 2 sur 5
Quezako ?
Pour rivaliser avec la meilleure équipe du monde, Ash, efficace street dancer, et son nouvel ami Eddie, partent à la recherche des meilleurs danseurs d’Europe. Au fil de la route, il déniche bien des personnalités surprenantes. Mais c’est à Paris qu’ Ash découvre Eva, sensuelle danseuse de salsa. Soudain, Ash découvre la puissance de la « danse à deux » en découvrant aussi son amour pour la jeune fille. Pour vaincre leurs rivaux, la partie sera serrée.
Et alors ?
La bonne idée du scénario tient à ce mariage de plusieurs univers musicaux. Ce que reconnaît Falk Hentschel : « J’étais séduit parce que ça n’a pas encore vraiment été fait. Selon moi, le hip-hop a peur de la sensualité et de la passion entre deux personnes. C’est plutôt une danse de pouvoir, d’affirmation de soi et de frime. Du coup, l’intégration de la danse à deux dans le hip-hop et le fait de se concentrer sur quelqu’un d’autre m’a beaucoup intrigué. » Au passage, les réalisateurs s’amusent à faire des clins d’œil à l’univers musette typique de Paris. Côté danse, tous les acteurs sont vraiment époustouflants : on sent que les répétitions ont été longues et dures. George Sampson souligne : « Nous dansions littéralement sans arrêt pendant huit heures par jour, on avait une heure pour déjeuner, et cela durant cinq ou six jours par semaine pendant près de deux mois. C’était difficile, mais avec le recul, sans ces répétitions, nous n’aurions jamais formé une équipe aussi soudée. » Le résultat est à la hauteur.
La belle Sofia Boutella apporte la touche de charme indéniable à cette équipe. Pour camper cette étoile de la salsa, la brune connu dans le milieu de la street danse, a ainsi passé des heures à apprendre les pas comme le raconte le producteur James Richardson : « En fait, elle n’avait jamais pratiqué la danse latine avant, elle a donc dû apprendre la danse latine, la salsa et le tango à niveau exceptionnel en l’espace de quelques semaines. Cela représentait un travail énorme ! »
L’opus repose aussi sur la 3D, comme le note Max Giwa : « Le succès du premier film fut un vrai choc ! D’autant plus que c’était le premier film de danse britannique en 3D, que nous ne savions vraiment pas comment les gens allaient réagir, mais le film a énormément plus. » Pour autant, cette 3D n’est pas au final très révolutionnaire et n’apporte pas grand chose de plus à bien des séquences.
Reste que le prétexte du scénario reste mince, même si l’introduction de la romance entre les deux principaux danseurs donne un peu de sel à l’ensemble. Avec en prime la présence de l’oncle d’Eva, bougon mais ouvert à tous les univers musicaux, et que campe avec un vrai doigté Tom Conti que l’on connaît pour ses apparitions dans des séries télévisées très populaires : de Friends au Cosby Show.
Au final, Streetdance 2 est le produit type pour séduire le public urbain des ados. Sa mise en scène enlevée a tous les ingrédients pour faire augmenter la consommation de pop-corn…
