LES HISTOIRES D’AMOUR FINISSENT…

L’AMOUR DURE TROIS ANS, de Frédéric Beigbeder – 1h35

avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin, JoeyStarr, Christophe Lambert

Sortie : mercredi 18 janvier 2012

Je vote : 3 sur 5

Quezako ? Ecrivain en herbe et critique littéraire venant de divorcer, Marc Marronnier (Gaspart Proust) ne croit plus en rien. Mathématiquement, il estime même que l’amour ne dure pas plus de trois ans. Jusqu’à ce que son chemin croise celui d’Alice (Louise Bourgoin), une jeune femme bien dans son époque.

J’ai aimé

Le ton volontairement « littéraire » , inspiré du roman du réalisateur, et bourré de références avec des formules à la Guitry du style « les époux dînent, les amants déjeunent », les clins d’œil à Bukowski se confessant sur la carte du Tendre, la cigarette au bec.

Le rythme qui permet ainsi de voir dans un montage accéléré la vie d’une histoire d’amour. Au passage, on remarque la présence de la belle Elisa Sednaoui qui confirme un talent certain derrière un physique de rêve.

Marc et Alice ou l'amour à la plage (Gaspard Proust et Louise Bourgoin)

L’humour présentdans bien des séquences. De la scène d’enterrement à l’église où Christophe Bourseiller campe un improbable curé de campagne à celle du bal des divorcés au tribunal. De même le petit monde littéraire est joliment croqué avec la présence très drôle de la directrice de collection jouée par Valérie Lemercier. Le choix le plus étonnant (et le plus réussi) du film tient au personnage joué par JoeyStarr qui surprend son monde en campant un mec faisant son coming out avec la séquence très réussie du surf.

Un vrai contre-emploi pour JoeyStarr

Une belle distribution. Louise Bourgoin confirme ses talents de comédienne, sanglée dans cette robe rouge en forme de clin d’œil à bien des héroïnes de comédie romantique. En nana déjantée et bilingue, Frédérique Bel est étonnante. Copie presque conforme du cinéaste, Gaspard Proust tient le tempo dans la peau d’un mec archétype de bien des hommes modernes.

J’ai moins aimé

Une accumulation de clichés, sur le monde des bobos noctambules notamment dont on sent que le réalisateur a beaucoup édulcoré la présentation. Idem avec le couple des parents divorcés du marié auquel on a du mal à croire tant Bernard Menez semble décalé avec le reste de l’histoire.

Le côté décousu de l’histoire qui offre plus une suite de séquences qu’une  récit tenu de bout en bout. Au milieu du film, on a alors le sentiment que le rythme du début patine sec.

L‘influence assumée  de Woody Allen avec les confidences du « héros » face à la caméra, la volonté de chapitrer le récit. A un moment, on se prend alors à regretter le modèle original. On mesure alors comment le réalisateur n’a pas su passer à la moulinette certains clichés pour les dépasser et obtenir un vrai effet comique.

Une chose est sûre : on sent naître un cinéaste. Reste à confirmer le tir par d’autres opus…

Sur le tournage, Frédéric Beigbeder dirigeant Louise Bourgoin

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