La cinéaste a fait aussi un choix qui peut sembler bizarre de ne pas évoquer frontalement les évènements qui ont marqué ses personnages, comme le divorce des parents d’Otomo ou un passé criminel présumé du frère de Moriguchi. Ce qui fait que l’histoire passe surtout par les émotions exprimées au jour le jour par Nozomi Iizuka, campée avec beaucoup de sensibilité mais aussi beaucoup de retenue par Erika Karata.
Sans aucun doute, l’histoire touchera plus directement un public japonais confronté aux normes sociales de la société japonaise qu’un public hexagonal qui n’est pas au fait de cette société. Et de ses codes. Pour autant, cette tranche de vie d’une jeune femme solitaire et dont le seul vrai lieu de sociabilité est le « konbini » – ce qui est un cadre un peu réducteur pour s’épanouir – reste troublante et émouvante.
