Sinon, Didier Bourdon – qui est parfois un ours et est surtout « un nounours » pour reprendre la formule de Josiane Balasko – met l’acteur-réalisateur en position de spectateurs de sa propre vie et des louanges à lui adressés par des proches : que ce soit Bernard Campan et Pascal Légitimus ou, plus rare, le témoignage d’un ancien membre du groupe, Seymour Brussel, qui s’est barré du groupe après des tensions avec le producteur Paul Lederman, qui a construit leur image, sans oublier celui de Philippe Lacheau, qui salue le métier et la disponibilité de ce stakhanoviste du cinéma.
Le doc montre aussi à quel point Didier Bourdon est un bosseur acharné, capable de se glisser dans la peau des femmes pour créer la sensation. S’il est aujourd’hui un des acteurs comiques les plus bankable, il laisse un petit goût de trop peu et l’on ressent une forme de pudeur chez Didier Bourdon quand il s’agit de se trop dévoiler. C’est en fouillant plus dans cette direction, que le doc aurait montrer cet artiste dans toute sa complexité. On sent chez lui certaines blessures comme lorsqu’il évoque sa direction d’acteurs : « Je dis : « C’est bien mais on va faire différemment… » C’est dans les nuances qu’on mesure la vraie personnalité de cet artiste qui se livre ici en surface.
