Immergés dans la guerre…

Ses retrouvailles n’ont pas été de tout repos. Ainsi, dans une scène où, filmés de dos, les deux acteurs principaux doivent saluer leur supérieur, Ford fit faire trois prises avant de lancer à John Wayne : « Duke ! Tu ne peux pas réussir un salut qui donne au moins l’impression que tu as été dans l’armée ? » Une claque pour le comédien qui, tout en ayant souvent campé des militaires, s’était fait recaler à cause de son âge au moment de s’engager, ce que ne manquait pas de lui renvoyer John Ford dans leurs conversations, lui qui avait connu le feu ennemi. Les choses finiront pourtant par se tasser. Autre anecdote : alors qu’il s’est cassé une jambe sur le plateau, John Ford est remplacé pour quelques séquences par Robert Montgomery et Ford lui dira par la suite : « Je ne peux pas dire où mon travail finit et où commence le vôtre. »

In fine, John Ford signe avec ce film un beau récit épique où suivre les aventures des deux personnages principaux lui permet de montrer la réalité du quotidien de soldats qui meurent dans l’anonymat complet. On est loin d’un hymne patriotique. Un Ford à redécouvrir !

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