Jouant sur une distribution des plus solides, avec le jeu d’une grande maturité de Llúcia Garcia, dont c’est le premier rôle, le film touche juste dans cette auscultation des névroses familiales. Il est un peu moins convaincant dans sa partie plus onirique qui renvoie un peu à l’atmosphère des films « sous emprise » de la fin des années 60, tel que More, de Barbet Schroeder. Dans cette partie, le film souffre un peu d’une baisse de rythme, qui devient un peu flottant. Et qui parfois donne des moments un brin répétitifs.
In fine, le parcours de Marina est une belle tentative pour montrer comment le cinéma permet de faire vivre des histoires que personne n’a vraiment racontée. C’est aussi une juste évocation d’une génération qui s’est perdue dans certains paradis artificiels en rêvant de changer de monde.
