Seule dans la vallée des rêves perdus

Sans jouer (heureusement) les prêches contre certains rêves de mai 68, ce film montre bien les limites de ce rêve du retour à la nature et des relations libres, même si la communauté des villageois fait tout pour éviter que la gendarmerie ne vienne troubler une tranquillité de façade en faisant respecter la loi et la propriété privée.

Librement inspirée d’une vraie histoire, comme le souligne le générique final – le cinéaste voulait d’abord en nourrir un documentaire –  cette fiction décrit avec justesse le quotidien de ces communautés anars qui vivent en marge de la société de consommation. Et comment l’irruption de cette enfant sauvage dans l’existence paisible va monter deux communautés face à face alors que riverains et voisins voulaient régler le problème entre eux.

Même si le réalisateur a fait volontairement l’impasse sur cette partie, on aurait aimé en savoir plus sur le parcours psychologique d’Anja, et la cause de ses blessures intimes. Pour autant, et grâce à un casting des plus solides, Sauvage montre bien l’onde de choc qui touche tous les habitants de la Vallée face à cette rebelle dans l’âme.

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