Chronique de la sororité

Sous la forme d’un conte moderne, Les Filles du ciel décrit ce monde de la débrouille en plongeant les jeunes femmes dans le monde de la nuit et cette boîte où elle officie avec des massages. Un conte car on peut craindre que, dans un tel lieu, les massages soient limités à ces gestes de détente. De fait, Bérangère McNeese prend aussi le parti de ne pas opposer systématiquement les hommes aux femmes et ces jeunes, qui naviguent entre inconscience et maturité, trouvent un soutien ponctuel, dans cet environnement rude, avec des mecs tels que Mehdi, le jeune serveur, ou le videur qui les ramène pour les protéger. L’argument initial qui aurait pu conduire à une histoire sombre permet alors de livrer un récit positif, que certains peuvent trouver naïf au demeurant.

Sur le plan de la mise en scène, Bérangère McNeese utilise bien les deux lieux fermés dans lequel se passe l’essentiel du film : l’appartement-foutoir et la boîte de nuit. Elle a aussi utilisé la caméra à l’épaule pour suivre les mouvements de ces quatre jeunes femmes (très bien incarnées notamment par Shirel Nataf) dans leur énergie de survivre.

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