Une cérémonie des adieux en plein désert

CINÉMA : MERCREDI 25 MARS 2026

LA COULEUVRE NOIRE, de Aurélien Vernhes-Lermusiaux – 1H25

Drame avec Alexis Lozano Tafur, Miguel Ángel Viera, Ángela Rodriguez

Score : 3/5

L’histoire

Après des années d’absence, Ciro revient chez lui, au chevet de sa mère. Dans ce désert colombien de la Tatacoa, il retrouve ceux qu’il avait fuit et affronte les derniers gardiens d’un territoire aussi fragile qu’envoûtant.

Mon avis –

Deuxième long-métrage d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux – après le très original Vers la bataille en 2029 – ce film se situe dans le cadre spectaculaire du désert de la Tatacoa, en Colombie qui dégage une atmosphère prenante de fin du monde. Dans une mise en scène qui prend son temps, le réalisateur raconte une longue veillée funéraire dans un récit qui évoque toutes les traces que l’on laisse dans la vie. C’est en découvrant ce décor austère lors de repérages de son précédent long métrage qu’il a eu l’idée de ce scénario qui résonnait avec son propre parcours : comme le personnage principal, le cinéaste est originaire d’un petit village qui se trouve en France, à côté des Causses du Quercy qui, si l’environnement est différent de cette région désertique colombienne, possède des similitudes avec elle : son aridité, sa fragilité écologique et aussi la disparition des mémoires.

Suivant l’errance funèbre de Circo et son père – avec lequel il a des relations tendues – dans ce désert avec, en prime, la disparition de la mule portant le corps de sa mère pour l’enterrer là où repose déjà son autre fils, le cinéaste fait partager d’abord des sensations, des émotions, sans pour autant tout expliciter en permanence, qui peut parfois désorienter le spectateur.

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