Un amour interdit !

Si le film n’échappe pas à certaines longueurs, il décrit bien l’affrontement de deux mondes : celui du show, de l’univers pop et coloré ou chaque pas de danse est travaillé, chaque tenue décortiquée et celui du tribunal, un univers austère de procédure s’il en est, ou, cette fois, c’est chaque mot que l’on pèse pour parvenir à un accord. Ce film est aussi (et surtout ?) un plaidoyer pour la liberté de ces jeunes filles contraintes de renoncer à l’amour pour continuer à alimenter une soi-disant machine à rêves.

Ce qui donne aussi une vraie crédibilité à l’histoire, c’est que le cinéaste a réussi à embaucher une véritable idole des jeunes. Ayant quitté le célèbre groupe Hinatazaka46, Kyōko Saitō a passé largement l’épreuve de l’audition et porte l’histoire de bout en bout. L’astuce du scénario c’est que cette artiste pop tombe amoureuse non pas d’un chanteur « classique », mais d’un mime des rues, qui mène une vie à cent coudées de la sienne. Cet amour symbolise aussi deux formes d’art diamétralement opposée : l’industrie de la pop face à un artisanat qui ne vit que de la générosité des passants. D’une certaine manière, c’est aussi (on voit son image dans le film) un hommage à des artistes comme Pierre Étaix et, bien sûr, Charlie Chaplin. De ces artistes poètes.

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