DISPARITION
Donald Trump doit être en deuil. Chuck Norris, incarnation de l’Amérique profonde la plus réac, a lâché la rampe. Il était âgé de 86 ans.
Pour les téléspectateurs, le nom de Chuck Norris est associé à la série Walker, Texas Ranger, si souvent diffusée et qui compta 2023 épisodes. Champion du monde de karaté, l’acteur a marqué plusieurs générations de spectateur goûtant à la castagne et à un univers manichéen. Il incarnait le héros invincible et qui se rangeait toujours du « bon » côté de la loi. Au cinéma, il restera le combat célèbre qu’il mena face à Bruce Lee.
Un acteur qui n’a cessé d’incarner une certaine idée du rêve américain, des grands espaces et des redresseurs de tort. Un jeu pas très subtil, mais efficace. Et des scénarios à son image sur grand écran qui traitait de violence (Sale temps pour un flic), de terrorisme (Invasion USA, Delta Force), de la guerre du Vietnam (Portés disparus »-1, 2 et 3), Évoquant son parcours, il avait dit en 1993 au New York Times : « Je ne voulais incarner qu’une image positive. Je voulais qu’on m’aime exactement comme dans la vraie vie. Je ne voulais pas de violence pure. Dans mes films, je n’attaque jamais personne. Je ne provoque pas les problèmes, je les règle. »
Fin 2005, il était devenu, bien malgré lui, le héros d’Internet après que des internautes américains ont inventé des mènes, s’amusant des qualités surhumaines de ses personnages avec des slogans du genre : « Chuck Norris a déjà compté jusqu’à l’infini ; deux fois. »

